bb

ESPACE – Selon plusieurs découvertes, la planète Mars contiendrait plus de 150 milliards de mètres cubes d’eau.

Plusieurs études ont démontré que la planète rouge était à l’origine pourvue d’une atmosphère qui aurait ensuite été détruite en partie par des éruptions solaires. De ce fait, Mars n’est pas habitable puisqu’elle ne permettrait pas de protéger les Hommes de certains rayons UV nocifs par exemple. Toutefois, la planète contiendrait beaucoup d’eau…

Des milliers de glaciers sous la surface

Si plus rien n’est visible à la surface, il suffit de gratter un peu pour redécouvrir de l’eau. C’est ce qu’a démontré le robot Phoenix qui a pu la « toucher et goûter ». Phoenix est en effet doté d’une petite excavatrice qu’il a pu utiliser pour prélever un échantillon du sol sur Mars. En pratique, cet échantillon est ensuite déposé sur une grille de l’analyseur thermique Tega (Thermal Evolved Gas Analyzer). Son analyse s’effectuant à température élevée, il faut néanmoins récolter une masse précise pour que l’opération puisse aboutir et pour que des résultats significatifs soient obtenus. La masse requise idéale est de 30 mg. Peu de matière ne permettent pas de réaliser l’analyse. En déposer trop non plus. Il faut en effet que celle-ci puisse être chauffée à 1000°C, ce qui se fait grâce à la résistance électrique d’un mini-four. Or, elle n’est alimentée que par les panneaux solaires disposés sur le robot, ce qui n’est pas suffisant pour chauffer de grosses quantités d’échantillon. Le sol prélevé est donc déposé, en faible quantité, sur un tamis à l’entrée du four ne laissant passer que des échantillons d’un millimètre maximum. En réalisant à plusieurs reprises ce protocole, Phoenix a pu mettre en évidence, grâce à un échantillon prélevé le 30 juillet 2008, la présence d’eau sur Mars. Ces affirmations ont pu être confirmées par des photos prises par la sonde Mars Reconnaissance Orbiter dans des zones impactées par des météorites. Recouverts de poussières, ces glaciers pourraient « couvrir la surface entière de Mars avec 1,1 mètre de glace », explique Nanna B. Karlsson, la chercheuse qui a, avec son équipe, étudié les mesures prises depuis 10 ans par le radar Sharad (Shallow Subsurface Radar) de la sonde Mars Reconnaissance Orbiter. Le volume estimé d’eau serait d’environ 150 milliards de mètres cubes…

D’abondantes preuves confirment la présence d’eau il y a plusieurs milliards d’années

A la surface de Mars, peu d’eau. Et pourtant… Il y a plus de 3,7 milliards d’années, il y aurait eu des milliers de rivières, lacs, océans,… Le climat actuel sur la planète n’a pas permis de conserver en surface toutes ces richesses. Néanmoins, les preuves ont pu être accumulées pour confirmer cette présence, pourtant aujourd’hui réduite à néant. Comment les chercheurs ont-il pu avoir connaissance de ce fait dans l’état actuel des choses ? Par déduction… En effet, des formations rocheuses ont pu être observées par le robot d’exploration Curiosity dans une zone appelée « Garden City ». D’après le Jet Propulsion Laboratory de la Nasa, « des veines minérales de ce type ne peuvent se former que lorsque des fluides se déplacent à travers des fractures de la roche ». L’eau a ensuite érodé la roche formant ainsi ce qui a pu être observé par le robot. Les différentes analyses des forages effectués sur la planète ont permis d’identifier des argiles et hématites, entre autres. Or, ils ne se forment qu’en présence d’eau, ce qui a pu conduire à déterminer l’emplacement exact d’un ancien lac aujourd’hui asséché. Outre ces structures géologiques particulières et les clichés, de nombreuses autres preuves ont permis de démontrer la présence d’eau sur la planète martienne. En revanche, on ne soupçonnait pas sa présence sous forme liquide jusqu’à récemment.

De l’eau liquide sur Mars

Mars ne contiendrait plus d’eau à l’état liquide. Néanmoins, elle représenterait un immense réservoir d’eau à l’état de glace. C’est ce qu’affirmait la Nasa il y a encore peu de temps. Mais le 28 septembre 2015, des nouvelles surprenantes sont divulguées. La planète rouge contiendrait toujours de l’eau liquide. Cette annonce a été particulièrement diffusée à travers le monde car elle a réveillé l’espoir de retrouver des formes de vie sur Mars. En effet, rappelons que la planète disposait à l’époque d’une atmosphère et que les conditions de vie y étaient tout à fait correctes. L’eau sous forme liquide viendrait de ce fait s’ajouter aux éléments permettant de penser que la vie a bien existé sur cette planète. Si l’on en croit les études menées, l’eau liquide ne coulerait pas tel un fleuve ou une rivière à la surface. Toutefois, elle permettrait d’humidifier de façon régulière les « zébrures » visibles sur les parois de certains cratères. Le chercheur du CNRS François Forget a expliqué le 28 septembre que « ce que l’on observe, c’est du sable qui s’humidifie peu à peu ». Ces observations ont été particulièrement bien accueillies par la communauté scientifique qui ne manque pas de motivation pour continuer son travail.

Actuellement, les recherches se poursuivent pour savoir si de l’eau sous forme liquide ne se retrouverait pas aussi dans le sous-sol de la planète rouge. Reste à savoir jusqu’où vont nous mener ces études et surtout quelles découvertes surprenantes feront nous encore…