Le quotidien de Genève ajoute que de plus en plus d’élus et de militants de l’Union pour un mouvement populaire (UMP) jugent impossible que l’entourage de Nicolas Sarkozy, voire l’ancien chef de l’Etat lui-même, n’ait été mis au courant de l’explosion du coût des meetings, du dépassement du plafond autorisé, et, enfin, du système de fausses factures mis en place pour camoufler les dérapages.

La folie des grandeurs de Sarkozy : c’est en français que Rudolf Balmer — dans la très sérieuse Neue Zürcher Zeitung, un quotidien suisse, libéral-conservateur, rédigé en langue allemande — titre son récent article sur l’UMP et sur l’ancien président français (voir les liens vers les deux sources en bas de page).

Le quotidien zurichois revient sur la campagne présidentielle de 2012 où rien ne fut trop bon ou trop cher ; certaines de ses 42 apparitions, comme celle de la place de la Concorde, ont coûté jusqu’à huit fois plus que prévu. Sarkozy avait loué un jet privé pour toute la campagne et demandait des loges insonorisées.

Sarkozy peut-il ne pas être au courant ?

Pour le grand meeting de Villepinte, par exemple, le coût communiqué aux autorités se monte à 444 206 euros, alors que le prix réel des prestations s’élèverait à 1,8 million d’euros, assure Le Temps.

Le quotidien de Genève ajoute que de plus en plus d’élus et de militants de l’Union pour un mouvement populaire (UMP) jugent impossible que l’entourage de Nicolas Sarkozy, voire l’ancien chef de l’Etat lui-même, n’ait été mis au courant de l’explosion du coût des meetings, du dépassement du plafond autorisé, et, enfin, du système de fausses factures mis en place pour camoufler les dérapages.

L’affaire de trop

La presse espagnole insiste sur l’accumulation des affaires qui met l’UMP dans une situation délicate. El Mundo souligne le silence de Nicolas Sarkozy et l’indignation des parlementaires. Un silence qui s’explique peut-être par le fait que Sarkozy sait que tout ce qu’il dit peut être retenu contre lui.

Les temps sont durs pour le parti conservateur français, analyse le quotidien en référence aux nombreuses polémiques ayant agité l’UMP depuis 2012 : ce n’est pas la première affaire qui pèse sur lui. Les affaires Karachi et Bettencourt le poursuivent toujours.

Le Temps se montre pessimiste quant à l’avenir politique de Nicolas Sarkozy. Alors que l’hypothèse d’un retour de l’ancien président en sauveur de l’UMP fait frémir une partie de son camp, les soupçons de fausses facturations rendent un come-back beaucoup plus difficile, conclut le quotidien.

M.Garotté