Grande Journée de Formation du Parti libertarien

 

L’initiative Minder votée ce week-end par les Suisse prête à confusion dans notre pays. Rappelons que le texte de cette initiative précise qu’elle est présentée « en vue de protéger l’économie, la propriété privée et les actionnaires. » Il ne s’agit pas d’une réglementation des rémunérations, mais d’une reprise en main par les actionnaires, propriétaires légitimes de l’entreprise, du contrôle des salaires de ses directeurs.
Le Parti Libertarien défend résolument le droit de propriété et la capacité des actionnaires de contrôler effectivement la bonne marche de leurs entreprises.
Le Parti Libertarien s’opposera donc à toute récupération gouvernementale de la votation. Une présentation partielle et partiale du texte suisse ouvre la porte à une immixtion des pouvoirs publics dans la gestion du salaire des cadres dirigeants en lieu et place du contrôle par les actionnaires, ce qui est contraire à l’esprit même de l’initiative Minder.
La Loi doit garantir les droits des actionnaires, pas les restreindre ni les usurper.

PATRICK SMETS

Président du parti libertarien

Parce que la liberté est la condition naturelle de l’homme. La dignité humaine tout entière trouve sa source dans la liberté ontologique qui sépare l’homme de la bête. C’est par notre capacité à discourir, puis à raisonner et enfin à choisir librement que nous nous élevons au-dessus du monde animal. Notre liberté, c’est en elle que nous trouvons un sens à notre vie et c’est par elle que nous construisons notre futur.

Parce que la liberté est le fondement de la justice humaine. Il n’y a d’ordre et de justice que dans une société qui reconnaît pleinement la liberté individuelle. Priver un homme de sa liberté le renvoie au rang de la bête et le prépare à se conduire comme une bête. L’esclave, toujours, se révolte contre ses maîtres alors que l’homme libre est doux envers ses égaux. Le progrès des nations vers la paix, l’harmonie et la justice se mesure exclusivement aux progrès de la liberté en leur sein. Et, dans une société civilisée, la loi du plus fort le cède face au droit naturel.

Parce que la liberté est une exigence morale. L’amour de la liberté est un feu dévorant qui détruit toute barrière de langue, de race, de caste ou de nation et qui amène chacun à fraterniser avec l’universel. L’homme libre souffre du joug qui entrave son prochain et le plaint. Il perçoit parfaitement que sa propre conservation ne peut être garantie que par la liberté de tous et que l’esclavage d’autrui est une menace directe pour la liberté de chacun. Par nature, l’homme qui s’est réalisé dans la liberté veut offrir le même bonheur à l’ensemble de l’humanité.

Pour toutes ces raisons, nous avons décidé de nous constituer en association politique et d’en appeler à chacun afin de convoquer