C’est aujourd’hui que la semaine boursière va vraiment débuter à la faveur d’un calendrier macroéconomique extrêmement chargé. Le point névralgique de la séance sera, à partir de 15h, l’audition de . Il est fort probable que la question du rythme d’appréciation des taux, qui reste encore lent par rapport aux conditions économiques, soit soulevée par certains sénateurs partisans de la règle de Taylor (qui stimule une nette hausse des taux à venir en raison du plein-emploi et du niveau de croissance). Les discours de Kaplan (membre votant du FOMC) et de Lockhart (membre non votant) passeront en arrière-plan. Au niveau des indicateurs macroéconomiques, l’inflation outre-Manche devrait grimper à 1,9% en janvier sur un an, ce qui devrait accentuer la pression sur la Banque d’Angleterre pour qu’elle décide d’enclencher un durcissement de politique monétaire. Enfin, le PIB européen (deuxième estimation) devrait ressortir à 0,5% au T4, soit une performance tout à fait honorable de 1,8% sur un an en grande partie grâce aux données solides outre-Rhin. Dans cette perspective, la publication du ZEW à 10h sera surveillée de près (situation économique prévue à 80 et attentes à 15). Un bon chiffre pour le mois de février pourrait confirmer la tendance positive de l’économie européenne observée fin 2016. En ce sens, cela pourrait être positif pour le CAC 40 qui a un peu sous-performé dernièrement par rapport aux bourses américaines. »