Les uns attendaient une révolution copernicienne, les autres espéraient que la montagne accouche d’une souris. A l’issue d’une année à la tête de l’Union africaine (UA) et près de deux ans et demi après avoir été mandaté par ses pairs pour réformer l’institution panafricaine, le président rwandais, Paul Kagame, affiche un bilan en demi-teinte.

Si les observateurs saluent la dynamique et l’élan qu’il a insufflés durant sa présidence, ils constatent aussi qu’il a été freiné par les blocages importants imposés par certains Etats membres, soucieux de conserver leurs prérogatives. Les mesures emblématiques qui devaient permettre de rendre l’UA plus efficace et indépendante, comme son autofinancement ou la désignation des commissaires par le président de la commission, sont encore en discussion ou ont été vidées de leur substance.

AFRICA NEWS ROOM – AFRIQUE: Le président P.Kagame et la restructuration de l’UA

L’Union africaine (UA) est une organisation d’États africains créée le 9 juillet 2002, à Durban en Afrique du Sud, en application de la déclaration de Syrte du 9 septembre 1999. Elle a remplacé l’Organisation de l’unité africaine2 (OUA). La mise en place de ses institutions (Commission, Parlement panafricain et Conseil de paix et de sécurité) a eu lieu en juillet 2003 au sommet de Maputo au Mozambique.

Son premier président a été le Sud-Africain Thabo Mbeki, précédemment président de l’OUA.

Ses buts sont d’œuvrer à la promotion de la démocratie, des droits de l’Homme et du développement à travers l’Afrique, surtout par l’augmentation des investissements extérieurs par l’intermédiaire du programme du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD). Ce programme considère que la paix et la démocratie sont des préalables indispensables au développement durable.

Les objectifs de l’UA comportent la création d’une banque centrale de développement.