Retour sur l’historique de la politique d’immigration en France.

Un immigré est, selon la définition de l’INSEE,  une personne née à l’étranger mais qui réside en France. Sur le territoire français, ils sont 6,4 millions de personnes. En 20 ans, la part d’immigrés dans la population française a augmenté de 2.5 points. On considère aujourd’hui que 9.7% de la population française est immigrée (mais un immigré peut acquérir la nationalité française et rester comptabilisé comme immigré).

L’an dernier, 256 000 titres de séjour ont été délivrés. L’immigration pour des motifs économiques, c’est seulement 13% de l’immigration totale, ce qui représentent 33 000 personnes, dont la moitié vient du continent africain – autant que pour des motifs humanitaires (les immigrés seront d’ailleurs des réfugiés), contre 35% pour le regroupement familial et 32% pour les étudiants sur un panel d’immigrés venant en dehors de l’Union européenne et de l’Espace Schengen.

« Aujourd’hui, on accueille des immigrés économiques pas forcément sur des métiers en tension »a expliqué Muriel Pénicaud. Parmi les secteurs concernés par cette instauration de quotas, on devrait retrouver le secteur de la construction, de l’automobile, des services comme l’aide à la personne

La mesure des quotas peut faire beaucoup de bruit mais elle représente 33 000 personnes. Une mesure moins entendue concerne les étudiants accueillis en France, 2ème catégorie de motifs de demande de séjour. Là, le gouvernement a annoncé vouloir augmenter le nombre d’étudiants accueillis à 500 000 étudiants étrangers en France d’ici 2027, contre 340 000 aujourd’hui. La politique de regroupement familial ne sera pas remise en question sous ce quinquennat, a confirmé Edouard Philippe. Au final, pas de grand chamboulement en vue de la politique migratoire.