S’ils n’ont pu concrétiser, en raison d’un recours prématuré au Rallye 2, Stéphane Lefebvre et Gabin Moreau n’en ont pas moins signé des chronos porteurs d’espoirs quant au potentiel de la C3 R5 sur cette manche à nulle autre pareille, pour finalement terminer treizième du WRC2. Également contraints à un passage en Rallye 2 suite à une sortie de route, Simone Tempestini et Sergiu Itu concluaient quant à eux neuvièmes de la catégorie.

Il faut souvent plusieurs participations sur ce terrain atypique qu’est la Finlande, pour en maîtriser toutes les spécificités. Force est de constater que cette édition du monument estival a une nouvelle fois été fidèle à sa réputation. Après s’être appuyé sur un talus en sortie d’un carrefour, Stéphane Lefebvre voyait en effet une pièce du train arrière céder dès l’ES 2, ce qui l’obligeait à recourir au Rallye 2 pour reprendre la course le samedi. Le Nordiste de 26 ans allait dès lors chercher à retrouver ses marques et mener une séance d’essais grandeur nature en montant progressivement en régime. Il se signalait d’ailleurs par un sixième temps du WRC2 (+ 6’’2 sur 14,90 km), au beau milieu d’une meute de locaux déchaînés, dès le deuxième chrono du jour, avant de hausser le ton pour signer le deuxième temps à seulement 7’’3 sur les quelque vingt-quatre kilomètres de l’ES de Kakaristo. Une spéciale qui n’est autre que la version actuelle de la légendaire et redoutée Ouninpohja, preuve une nouvelle fois des qualités de la C3 R5 sur un sol où elle posait pourtant ses roues en course pour la toute première fois. Stéphane Lefebvre continuait ainsi à accumuler des enseignements en vue du futur, non sans s’octroyer des chronos intéressants, et ce jusqu’à l’arrivée, qu’il franchissait au treizième rang du WRC2. Pour son deuxième rallye avec la C3 R5 après la Sardaigne, Simone Tempestini, le vainqueur du Citroën Ultimate Challenge 2017, se sentait de plus en plus en confiance sur ces pistes ultra-rapides, avec notamment un sixième chrono dans l’ES 9, lorsqu’il était hélas victime d’une sortie de route le samedi (ES 14). Mais les hommes en Rouge accomplissaient un petit exploit en réparant sa monture jusqu’à tard dans la nuit, pour lui permettre de repartir le dimanche et voir le terme de la course au neuvième rang du WRC2.

ILS ONT DIT

Pierre Budar, Directeur de Citroën Racing

 » Si nous avions bien préparé l’événement avec trois jours d’essais, rien ne remplace la vérité de la course et nous en avons encore appris ce week-end. Il nous reste du travail d’affinement à faire sur ce terrain si spécifique, néanmoins l’analyse des temps est encore une fois porteuse d’espoirs quant aux performances de la voiture.  »

Stéphane Lefebvre

 » C’est évidemment dommage que notre week-end ait ainsi été compromis d’entrée, avec ce passage en Rallye 2. À partir de là, c’était difficile de se lâcher complètement au volant, même si j’étais en confiance avec la voiture, mais on a quand même montré de belles choses par moments, tout en travaillant pour l’avenir.