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Si les animaux ont parfois de belles leçons à donner aux êtres humains, ils ne sont pas tous de très bons exemples dans tous les domaines. Fidèle ou volage, chaque espèce a son propre mode de vie…

Le gibbon, un animal très proche de l’Homme

Les primates n’ont pas vraiment une très bonne réputation en termes de fidélité. 6% seulement seraient monogames. Le gibbon se démarque pourtant des autres grâce à sa façon de vivre qui s’apparente à celle de l’Homme. On retrouve une famille composée du père, de la mère et de 3 à 4 enfants. La femelle apparait comme une figure forte dans ce schéma familial car elle est toujours devant, suivie de la fille, du fils et enfin du père.

La monogamie, un mode de vie peu populaire

Si l’on en croit les études effectuées par des chercheurs de l’université de Cambridge sur 2 500 espèces en 2013, 9% des mammifères seraient monogames. Parmi eux, 30% seraient des primates. Dans la liste, on retrouve également des petits carnivores comme le castor, le chacal ou certains renards, l’hippocampe, ainsi que plusieurs oiseaux (cigogne, pigeon, perroquet, tourterelle, vautour noir, le cygne,…). Il en existe évidemment pleins d’autres.

L’infidélité, une question de génétique ?

91% des mammifères ne seraient donc pas fidèles. Reste à savoir comment expliquer cette différence de mode de vie. A priori, la plupart des animaux conservent l’instinct primitif qui consiste à se reproduire pour assurer la pérennisation de l’espèce. André Langaney, généticien et professeur au Muséum d’histoire naturelle et à l’université de Genève, précise que « chez les animaux, le couple est une exception. Mais, pour être fidèle, encore faut-il pouvoir identifier l’autre. Or, chez la plupart des invertébrés, on ne met pas de nom sur les autres. La fidélité se définit plutôt par un territoire. » Le généticien Pierre-Henri Gouyon ajoute quant à lui : « Pour l’Homme, il peut y avoir un héritage qui expliquerait son infidélité »

Et la fidélité alors ?

Les cas sont assez rares. Plusieurs hypothèses sont à ce jour émises pour expliquer ce phénomène. La première veut que la nourriture, présente en trop faibles quantités, contraigne la femelle à défendre un territoire pour parvenir à se nourrir et à nourrir sa famille. Le mâle aurait ainsi beaucoup trop de mal à occuper plusieurs territoires et se concentrerait sur l’un d’entre eux ainsi qu’à la femelle associée. Une seconde hypothèse consiste à prendre en compte le risque pour un petit de se faire tuer par d’autres mâles (faits assez courants). En restant proche de la femelle, le mâle peut ainsi mieux protéger son petit. Une troisième théorie met également en jeu les soins parentaux qui rapprochent les deux mammifères dans des tâches qu’ils doivent accomplir ensemble. Construire un nid, couver les œufs, font par exemple partie des soins parentaux des oiseaux. A priori, la fidélité pourrait donc s’expliquer chez les animaux par l’addition de ces trois théories