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La montée des eaux : une réalité

Depuis la révolution industrielle, l’utilisation d’énergies fossiles comme le charbon, le pétrole ou le gaz naturel a engendré des rejets massifs de dioxyde de carbone (CO2). Aujourd’hui, ce phénomène se poursuit en particulier avec les usines et la circulation (automobile, aérienne et maritime). Or, le dioxyde de carbone est un gaz à effet de serre, c’est-à-dire un gaz qui contribue au réchauffement climatique de la planète. Quelques degrés supplémentaires peuvent cependant avoir de lourdes conséquences et même menacer la survie de certains habitants. En effet, pendant la dernière ère glaciaire, le niveau de la mer était 130 mètres plus bas que celui de maintenant, mais depuis 1880, il ne cesse d’augmenter à une allure de plus en plus inquiétante. La vitesse de montée des eaux a doublé par rapport au début du siècle dernier avec une élévation calculée à 3,2 mm par décade. L’augmentation du niveau de la mer ne s’explique toutefois pas entièrement par la fonte des glaciers de montagne et des calottes polaires car la dilatation des océans serait responsable pour un tiers du phénomène.

Un cycle de l’eau perturbé

La lutte contre les gaz à effet de serre est une nécessité. Et pour cause, des gaz comme le dioxyde de carbone entraînentune perturbation du cycle de l’eau. Dans les régions chaudes (aux tropiques ou à l’équateur), l’eau s’évapore plus vite, alors que dans les hautes latitudes les précipitations deviennent plus abondantes. Concrètement, ces phénomènes conduisent à une réduction de la salinité des eaux océaniques. La fonte des calottes glaciaires vient également amplifier les arrivées d’eau douce dans les eaux de surface océaniques. Or, la salinité est un paramètre important, car c’est lui qui régit la plongée des eaux vers les profondeurs. Le réchauffement climatique pourrait donc induire par effet boule de neige un ralentissement de la circulation de l’eau des océans dans les courants marins.

La montée des eaux va provoquer sur le long terme l’engloutissement de plusieurs îles et territoires jusqu’à maintenant occupés. Selon certaines prédictions, 250 millions d’individus seraient contraints de se déplacer en 2050.