Anne Brissaud/Conseillère municipale

J’ai appris aujourd’hui ma suspension provisoire de l’UDI par un simple mail. Je m’étonne de la démesure de cette décision et de la démarche opportuniste dont on devine la motivation très ancienne et qui ne dupe personne.

Dans un département qui s’est distingué à maintes reprises, et ce dès la création de la Fédération UDI, par une remise en question du fichier des adhérents et bien d’autres faits d’une certaine gravité, il m’est reproché aujourd’hui, a priori, d’apporter mon soutien à une candidate non investie. Car à ce jour les explications n’ont pas clairement été énoncées, ni le principe du contradictoire respecté.

Je constate une application à géométrie variable des statuts selon que l’on est président de fédération ou humble élue.

Je m’étonne que l’on me reproche aujourd’hui ce que l’on a encouragé et entretenu durant les municipales 2014 (pour rappel : Joseph Francis avait obtenu le soutien de J-C. Lagarde pour se présenter contre notre liste investie par l’UMP et l’UDI).

> Mais je ne suis pas étonnée d’un recours fomenté par une personne dont j’ai toujours contesté l’élection (à cause de méthodes très singulières largement relayées par la presse), ça ne me dérange pas.

 

OUI, je fais partie des opposants à ce système et j’en suis fière. J’ai toujours respecté les règles mais si elles changent ou fluctuent alors tout est permis. Je ne fais pas partie de ces gens là qui souhaitent avoir la main mise sur les gens comme sur les choses.

 

 Si je suis exclue, mon combat politique continuera. Je souhaite que tout soit clair, propre et à l’instar de Rama Yade ou Hervé Morin, bâtir sur de vraies valeurs et non avec de fausses cartes.

Avec les membres et sympathisants de Montpellier au Centre, je partage des convictions bien plus fortes que les intimidations en tout genre et les Montpelliérains peuvent continuer à compter sur nous.

 J’irai à Paris défendre ma vision de la situation et celle des 8 autres adhérents UDI ciblés par cette injonction (les autres sont candidats) parce que lorsque j’ai participé à la création de l’UDI avec Jean-Louis Borloo, nous avions un espoir, des valeurs et des objectifs…

Il y a eu une UDI avec JL Borloo, il y a un après…

Aujourd’hui, il est clair que l’on s’éloigne de plus en plus des valeurs fondatrices de l’UDI.

 

Anne BRISSAUD

Président de Montpellier au Centre

Conseillère municipale de Montpellier

Conseillère de Montpellier Méditerranée Métropole