Le gouvernement français vient de mettre en ligne une plateforme web intitulée « stop-djihadisme ». Le site propose plusieurs rubriques : comprendre, agir, décrypter, se mobiliser. Cette décision fait suite à la déclaration de M. Vals du 23 décembre 2014, selon laquelle «Les jeunes Français doivent s’habituer à vivre durablement avec la menace d’attentats. Votre génération, votre classe d’âge, doit s’habituer à vivre avec ce danger pendant un certain nombre d’années».

Certains revivront donc l’atmosphère des années 1954-1962 en Algérie. Quelques-uns se rappelleront les « années de plomb » en Italie et en Allemagne. D’autres évoqueront ce que vivent les Israéliens, quotidiennement, depuis 50 ans : l’angoisse ordinaire.

Mais – enfin ! – le gouvernement a accepté de donner leur sens aux mots puisque le site propose de « comprendre », de « décrypter », pour enfin « agir ».

Finies (peut-être) les pudeurs pour éviter d’appeler un terroriste par son nom. Finies (peut-être) les jérémiades au sujet des difficultés sociales de ceux qui s’engagent dans ces tueries.

«Les faits (étant) têtus, il est plus facile de s’arranger avec les statistiques». Oui, ces terroristes ne représentent qu’une minorité de nos concitoyens ! Toutefois, comme le faisait observer une conférencière américaine répondant à une intervenante qui lui en faisait la remarque, un petit nombre a suffi à détruire les tours jumelles à New-York, à massacrer des millions de personnes sous Hitler, Staline, Pol Pot, même si la majorité des Allemands, des Soviétiques, des Cambodgiens ne le souhaitaient pas.

Le raisonnement s’impose alors, mais pas encore à nos gouvernants : à proportion identique, plus la population allogène augmente, plus le nombre de récalcitrants croît. La perspective de « vivre durablement avec la menace d’attentats » n’étant pas réjouissante, il est temps de mettre un terme à l’immigration afin de permettre à cette population de prendre des racines françaises. D’autres démocraties que la nôtre en tentent actuellement l’expérience. Une fois de plus, il ne faut pas avoir peur des mots. Une telle décision ne peut se prendre en catimini, elle doit être expliquée, et justifiée aussi par les innombrables raisons liées à l’état actuel de l’économie du pays d’accueil.

Allez M. Vals, détrompez Jaurès : vous ne serez pas de ceux qui « n’ayant pas la force d’agir, dissertent »

G.LEVY