A l ‘atelier devant une de mes Traces de Femme Photo Margaux Rodrigez

Sophie Sainrapt est née à Neuilly-sur-Seine vers 1960 comme on va vers la mer. Elle vit un peu, « fait son droit », obtient un DEA d’Etudes Politiques tandis que, de 1988 à 1994, elle se forme à la peinture et à la sculpture chez Hashpa et Alain Marie avec qui elle découvre le métier, le vrai.
Elle continue et approfondit sa formation en développant son intérêt pour les matières et les techniques, peintures, dessins, gravures…
En 1995, elle rejoint le groupe Art en Seine. Ses peintures et dessins tournent de plus en plus autour de la représentation du corps féminin. Elle ajoute le crayon, le fusain et les matériaux liquides à sa palette.
En 1999, Pelloille l’initie à la céramique; elle y consacrera bientôt une partie de son talent. Elle développe de plus en plus son travail sur le nu, la sensualité et bientôt, l’érotisme.

2003-2004 Genre:  Peintures Dessins Estampes Technique:  Gravure 33 x 25 cm Gravure au carborudum, numérotée sur 10 exemplaires. Illustration du recueil de poèmes érotiques de Paul Verlaine, Femmes. Editions Pasnic

2003-2004
Genre:
Peintures Dessins Estampes
Technique:
Gravure
33 x 25 cm
Gravure au carborudum, numérotée sur 10 exemplaires.
Illustration du recueil de poèmes érotiques de Paul Verlaine, Femmes.
Editions Pasnic

Au début des années 2000, grâce à la rencontre de Pascal Gauvard et Nicolas du Mesnil du Buisson, fondateurs de l’Atelier Pasnic, Sophie découvre le monotype. Son imagination déborde, s’enflamme, et elle expérimente toutes sortes de techniques de gravure, des plus anciennes aux plus modernes. Avec Nicolas, elle grave son premier ouvrage de bibliophilie à partir des poèmes érotiques de Verlaine Les amies, Femmes et Hombres.
Sa palette s’enrichit de couleurs chaudes, orange, pourpre, jaune indien… qui explosent et transcendent le nu. Ce nu dont le désir – les désirs – s’offre à nous, se dévoile et se cache sous le lavis et l’encre de Chine.
Outre ses gravures autour des poèmes de Georges Bataille ou Pierre Louÿs, elle se consacre à une nouvelle thématique : Les Femmes du Monde avec pour modèles des femmes de toutes les couleurs, formes et origines. Du modèle dévêtu devant elle, Sophie ne transcrit le plus souvent qu’une partie. Des traits du fusain que rejoignent les coulures du pinceau ; c’est avec son corps que Sophie peint, avec son cœur que ses nus féminins se transforment et exultent.