Ce dispositif, qui offre une réduction d’impôts pour les investissements dans le neuf en contrepartie de contraintes locatives, séduit. Un choix intéressant qu’il faut sécuriser.

Ils ont représenté plus de la moitié des logements du parc privé collectif mis en chantier en 2016 : les appartements vendus dans le cadre de la loi Pinel séduisent les investisseurs. A tel point que ceux qui n’ont pas encore signé s’affolent, car il est impossible de dire aujourd’hui si ce dispositif de défiscalisation, qui doit cesser d’être appliqué en fin 2017, sera prolongé ou remplacé par un autre avantage fiscal. Dernier d’une longue lignée (Robien, Borloo, Scellier, Duflot), le Pinel est plutôt avantageux. Non seulement il permet de réduire son impôt, mais il autorise aussi à loger ses proches.

Mensualités très réduites

Chaque année, pendant une période déterminée à l’avance de six ou neuf ans, l’acquéreur pourra déduire de son impôt 2% du montant du bien. S’il souhaite prolonger jusqu’à douze ans, il pourra encore déduire 1% du prix du bien de son impôt de la dixième à la douzième année. Sur neuf ans, durée choisie par la plupart des acquéreurs, on déduit 4 000 euros par an pour un achat à 200 000 euros. De quoi financer, en bonne partie, les remboursements de crédit (autour de 13 200 euros par an pour un achat de 200 000 euros plus les frais de notaire). « On considère souvent que pendant les années de défiscalisation, l’économie d’impôt couvre un quart des mensualités, le loyer, la moitié, le quart restant étant à la charge du propriétaire », expose Laurent Douillet, directeur commercial pour la région Ile-de-France à Vinci Immobilier.

En contrepartie de cet avantage fiscal important, le propriétaire prend un certain nombre d’engagements. Il devra fixer un loyer défini dans une grille très précise, et trouver un locataire dont les revenus ne dépassent pas un certain montant (37 126 euros par an pour un célibataire dans les zones très tendues). L’avantage fiscal ne démarre qu’une fois le logement loué. Le montant du bien ne doit pas excéder 300 000 euros, et le prix sur lequel l’avantage fiscal est concédé est limité à 5 500 euros du mètre carré.