Un service de renseignement extérieur, qui recherche à l’étranger des informations secrètes relatives aux enjeux géopolitiques et stratégiques ainsi qu’aux menaces et aux risques susceptibles d’affecter la vie de la Nation  (renseignement de crise, contre terrorisme, contre prolifération notamment). En communiquant aux autorités les éléments ainsi recueillis et analysés, elle participe à leur prise de décision. La DGSE est naturellement présente dans les zones de crise et là où les intérêts français sont en jeu. Le secret des moyens employés et des objectifs poursuivis garantissent la sécurité de la DGSE et de ses agents  

Un service spécial, qui permet le maintien d’une présence, là où les canaux diplomatiques ne peuvent plus être utilisés.

Un service intégré qui, à la différence de la plupart des services de renseignement occidentaux, maîtrise la totalité des modes de recueil de renseignement : sources humaines, capteurs techniques (interceptions électromagnétiques et imagerie satellitaire), moyens opérationnels et exploitation des sources ouvertes. La DGSE obtient également des renseignements par le biais de coopérations avec d’autres services, français et étrangers.

Enfin, la DGSE dispose d’une capacité d’entrave et d’action clandestine.

La lettre de motivation est datée du 3 mars 2015. Elle est signée d’un jeune analyste dans une société privée de conseil en risque-pays : « Les récents événements tragiques qui ont secoué la France […] m’ont donné envie de postuler auprès de vos services et d’envisager à terme de devenir officier de renseignement.

» Des courriers identiques à celui-ci, la direction des ressources humaines de la DGSE en a reçu des centaines dans les jours et les semaines qui ont suivi les attentats contre Charlie Hebdo et l’Hyper Cacher de la porte de Vincennes. « Avant, on recevait une trentaine de candidatures par jour, aujourd’hui environ une centaine », confie Vincent Nibourel, le directeur adjoint de l’administration de la DGSE. « On sent comme un besoin de servir, une disponibilité nouvelle », ajoute Sandrine, l’une des responsables du recrutement. Ce que confirme, en exclusivité pour le JDD, Bernard Bajolet, directeur de la DGSE : « Il y a chez ces jeunes un besoin d’idéal et ce qui me frappe chez certains, c’est leur sens du devoir sans forfanterie. »