Le 12 janvier tombe un peu tôt pour être une date de finale de Roland-Garros. Ce n’en est pas moins une date vouée à marquer l’épreuve depuis que, ce jeudi 12 janvier 2017, Roland-Garros a pris 15 engagements éco-responsables, forts car chiffrés, à travers la signature d’une charte « d’engagements éco-responsables des organisateurs d’évènements sportifs en France », nouée avec le ministère des Sports et le WWF (World wildlife fund, ou Fonds mondial pour la nature). Confirmant ainsi l’importance accordée de longue date aux questions de développement durable par le tournoi et, à travers lui, la Fédération française de tennis.

 

Voici le détail de ces 15 engagements, comme autant d’objectifs chiffrés à atteindre à horizon 2020 :

  • 50% minimum d’alimentation responsable (c’est-à-dire une offre alimentaire saine et diversifiée, certifiée de saison et dont l’approvisionnement est de préférence local, régional puis élargi aux territoires proches. Un système permettant d’éviter le gaspillage doit être par ailleurs instauré).
  • 80% minimum des déplacements effectués en mobilité active (marche à pied, vélo, rollers, trottinette…), transports collectifs ou covoiturage.
  • 80% des achats intégrant des critères de sélection RSE (« Responsabilité sociétale de l’entreprise »). Définis par le commanditaire, ces critères doivent avoir un impact significatif dans la sélection des prestataires ou des fournisseurs.
  • 25% de déchets en moins et 60% de déchets réutilisés, recyclés ou valorisés (mesure effectuée par rapport à une édition antérieure du même évènement)
  • 100% des sites naturels respectés.
  • 100% de la consommation d’énergie et d’eau maîtrisée et optimisée (arrosages issus d’eaux non potables, éclairages éteints s’il n’y a pas de besoin impératif de lumière…).
  • 1 innovation « éco-responsable » (au moins) expérimentée lors de l’événement (développement de nouvelles solutions ou adaptation d’une solution déjà existante dans une autre discipline sportive).
  • 1 ou plusieurs sportifs ambassadeurs de l’éco-responsabilité de l’événement ou de la discipline.
  • 100% des sites dédiés au public accessibles aux personnes en situation de handicap.
  • 100% des spectacles sportifs intégrant une action favorisant l’accessibilité aux plus défavorisés (politique tarifaire spécifique, action construite en partenariat avec un organisme de l’action sanitaire et sociale…).
  • 100% des bénévoles valorisés (reconnaissance du rôle des bénévoles dans l’organisation pouvant prendre la forme d’accès à des formations, de rencontres avec des officiels ou des champions…)
  • 1 engagement (au moins) dans une cause solidaire (peut consister en une collecte de fonds, de mise à disposition d’espaces publicitaires, d’une mise en place d’actions évènementielles spécifiques…)
  • 1 action (au moins) favorisant la parité homme/femme dans les postes à responsabilités.
  • 1 référent « développement durable » identifié dans l’organisation. Il sera rattaché à la Direction générale.
  • 1 action ou 1 programme (au moins) de sensibilisation au développement durable.