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Dans un contexte marqué par le nouveau volet de la célèbre saga Star Wars, de très nombreux robots ont débarqué un peu partout pour assurer la promotion du film. Et pourtant, la science-fiction pourrait bien rattraper le réel car depuis plusieurs années, les recherches pour aboutir à des robots multitâches se sont accélérées.

Buddy, le robot de compagnie

Après les animaux de compagnie, place au robot. Au CES, le Consumer Electronic Show qui se tient à Las Vegas du 6 au 9 janvier, une entreprise française s’est faite remarquer. Blue Frogs Robotics a en effet présenté Buddy. Avec ses yeux kawaii, difficile de ne pas craquer pour ce robot aux compétences multiples. Grâce à des capteurs et son fonctionnement sous Android, Buddy peut surveiller la maison, jouer avec les enfants et même aider les personnes âgées. Son visage est doté d’une tablette tactile, une interface très à la mode et très simple à utiliser. Ce robot se démarque aussi par son prix. Il ne coûterait « que » 750 euros, un tarif nettement plus bas que d’autres de ses concurrents. Le produit est présenté comme un véritable robot de compagnie. La comparaison avec les animaux est d’ailleurs faite jusqu’au bout. On peut lire sur le site de l’entreprise « Adoptez Buddy ». Un clin d’œil évident aux différents sites comme la SPA.

Bot2karot, grand gagnant du Google Science Fair

En septembre dernier, le lorrain Eliott Sarrey (14 ans) s’est vu remettre en Californie le prix du Google Science Fair, un concours international récompensant les élèves âgés de 13 à 18 ans pour leur invention. Ce jeune français avait déjà fait couler beaucoup d’encre en début d’année grâce à sa création : un robot jardinier. Baptisé Bot2karot, il est capable de « biner, arroser, repiquer…tout ça sous le contrôle d’un utilisateur sur son smartphone ». En août 2015, Francetvinfo mettait déjà en avant les espoirs que représente une telle invention, expliquant que « Bot2karot peut ainsi permettre d’ouvrir le monde du jardinage aux personnes handicapées ».

Des facultés quasi humaines

Se déplacer dans l’espace n’est plus un problème depuis longtemps. Le robot Nao de Aldebaran Robotique a suffisamment fait parler de lui pour le prouver. En 2013, il dansait même sur Gangnam Style de Psy au salon Innorobo à Lyon. Au fil des ans, on constate toutefois que les robots développés sont dotés de plus en plus de capacités, autrefois strictement réservées aux espèces vivantes. Invention particulièrement intéressante, le robot Tell Me Dave en est un très bon exemple. Il peut en effet apprendre à réaliser des tâches en écoutant les humains lui parler. L’apprentissage n’est donc plus une caractéristique propre au monde du vivant.

Jusqu’où ira-t-on ?

C’est la grande question… Le directeur du département de l’intelligence artificielle chez Google, Ray Kyzweil, estime qu’en 2019 les robots seront capables « d’interagir avec les humains pratiquement d’égal à égal ». On pourrait donc sortir complètement de la définition qui consiste à différencier un robot d’un être humain par l’absence de sentiments. Dans un peu plus de dix ans, des relations entre les deux « espèces » pourraient être envisagées selon l’expert en robotique. Ils pourraient même comprendre nos émotions ou encore faire des blagues, autant de choses qui aujourd’hui déjà ne sont plus impensables. Pour n’en citer qu’un, Aldebaran, la société qui a conçu Nao, a mis au point Pepper, un robot pouvant réagir émotionnellement parlant.

Dans le domaine de la robotique, il semble que l’avenir tende à rapprocher le robot de l’Homme. Des questions vont donc se poser, de façon légitime d’ailleurs. Par exemple, comment pourrons-nous définir les robots si ce n’est par l’absence de sentiments ou de caractère social ? Ces nouveaux succès technologiques pourraient également conduire à ségréguer le monde en deux : les exécutants (les robots) et les donneurs d’ordres (les humains) qui deviendront de ce fait plus dépendants des robots pour accomplir leurs tâches. Il est donc possible que nous parvenions petit à petit à un monde dans lequel les humains deviendraient des assistés, des individus dont l’unique activité serait de guider leurs robots.