Une page d’histoire s’écrit aujourd’hui avec le retour des conservateurs au Québec. Ils ont disparu du paysage politique québécois depuis l’Union Nationale en 1935. « 77 ans plus tard, c’est le retour de la liberté et des valeurs de responsabilités individuelles qui sont réaffirmées » explique Luc Harvey, le chef fondateur, entouré de sa nouvelle équipe qui désire que le nouveau parti conservateur devienne la seule option de droite au Québec.

Le nouveau chef historique, ancien député fédéral conservateur du Canada dans la circonscription de Louis-Hébert de la région de Québec, est candidat sur le comté de Lévy. Il veut aller chercher au niveau local et provincial les Québécois qui affichent clairement leurs valeurs conservatrices de libertés et de responsabilités individuelles malgré la difficulté à le faire dans une province canadienne où les traditions syndicales, de service public et d’interventions de l’État, sont fortes.

Une autre tradition existe cependant au Québec. Celle qui soutient les valeurs conservatrices où l’État est au service des citoyens et non l’inverse. Le Parti conservateur du Québec, après ce congrès historique fondateur du 26 et 27 mai 2012 et son premier programme politique conservateur québécois depuis 1935 (fruit des réflexions issues des ateliers autour de la famille, de la gouvernance et de la fiscalité) est armé pour d’éventuelles élections. 70 candidats sont prêts avec la perspective d’atteindre 125 candidats d’ici quelques mois.

« Le retour des idées conservatrices, c’est le retour de la société civile où l’État doit garantir la liberté et non la gérer », rappelle Jean Lecavalier candidat aux élections partielles dans le comté d’Argenteuil. Les valeurs conservatrices « c’est moins d’État afin qu’il soit moins présent dans nos vies au quotidien » ajoute Patrice Raza, candidat pour sa part aux élections partielles dans le comté de Lafontaine. Moins gros, moins administratif, plus humain avec moins de fiscalité, un seul rapport d’impôt au Québec, moins de taxes. C’est aussi le respect des valeurs occidentales du travail, de la compétence et de la propriété des individus. C’est enfin la proximité avec les préoccupations des Québécois grâce aux 17 responsables régionaux du Parti conservateur du Québec.

C’est la valorisation des valeurs démocratiques et la réaffirmation des valeurs occidentales du pluralisme religieux et politique, la liberté du travail et d’entreprendre, l’égalité de droit entre les femmes et les hommes. C’est faciliter et défendre la liberté d’expression, l’exigence de la connaissance et du savoir face à la dictature de l’opinion, et garantir l’indépendance des médias. C’est libérer le travail pour permettre une meilleure intégration des citoyens, des jeunes et des immigrants au marché de l’emploi avec la reconnaissance des compétences. C’est juger les gens en fonction de leurs compétences et non de leur appartenance en soutenant les valeurs d’intégrités, de vérités, de transparences et d’honnêtetés. C’est, pour finir, une rencontre historique des Québécois avec la reprise en main de leur destinée économique traditionnelle industrielle et post-industrielle au sein d’un Canada Unis riche de nos diversités.