• Licenciements dans le secteur du transport aérien en Ile-de-France et en Provence-Alpes-Côte d’Azur
  • Air France durement touchée par la baisse des parts de marché de l’UE à l’international, face à la concurrence des compagnies du Golfe
  • L’UE cofinancera le congé de reclassement, des subventions de démarrage, des formations professionnelles et des indemnités

Les anciens employés d’Air France devraient recevoir une aide de l’UE de 9 894 483 euros afin de se réinsérer sur le marché du travail, suite à un vote en commission des budgets mardi.

Air France a dû licencier 1 858 employés à cause de ‘‘graves perturbations économiques’’, notamment liées à une chute des parts de marché de l’UE à l’international, à une croissance plus lente du trafic aérien en Europe que dans le reste du monde et à l’émergence des compagnies aériennes du Golfe persique, qui perçoivent des aides et des subventions d’État, explique le projet de rapport.

Les licenciements les plus nombreux ont concerné les régions Ile-de-France (76,2%) et Provence-Alpes-Côte d’Azur (11,7%). 47,6% des travailleurs licenciés, en grande majorité âgés de 55 à 64 ans, sont des femmes. Les mesures cofinancées par le Fonds européen d’ajustement à la mondialisation (FEM) et les autorités françaises devraient les aider à se réinsérer sur le marché du travail.

Il s’agit de la deuxième demande française d’aide auprès du FEM pour Air France, après celle de 2013, qui avait également reçu une réponse positive.

L’aide du FEM couvrira 60% du coût total qui se monte à 9,9 millions d’euros. Cinq types de mesures sont prévues: formation et orientation professionnelles, entreprenariat, subventions de démarrage et indemnités.

Le projet de rapport rédigé par Alain Lamassoure (PPE, FR), recommandant au Parlement d’approuver ce projet d’aide, a été adopté par 31 voix pour, 3 contre et 2 abstentions.

Prochaines étapes

Pour prendre effet, cette aide doit être approuvée par le Parlement dans son ensemble, le 3 juillet prochain, puis par le Conseil.

Contexte

Le Fonds européen d’ajustement à la mondialisation participe à la constitution d’ensembles de services sur mesure visant à aider les travailleurs licenciés à réintégrer le marché du travail. Son plafond annuel est de 150 millions d’euros.