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La région PACA fait l’objet depuis plusieurs mois déjà d’une série d’attaques visant en particulier les Juifs, les militaires et les enseignants, trois cibles du groupe terroriste Daesh. Retour sur les faits les plus marquants de ces derniers mois.

Février 2015 : agression de militaires

Suite aux attentats de janvier à Paris, des militaires sont chargés de sécuriser les lieux de culte. Le 3 février 2015, trois d’entre eux sont agressés à l’arme blanche devant le centre communautaire juif de Nice. L’individu est rapidement maîtrisé et les victimes s’en sortent avec de profondes entailles (bras, et une au visage).

Nuit du 5 au 6 juillet 2015 : vol d’explosifs sur un site militaire

Six mois après les attentats de Charlie Hebdo, plus de 150 détonateurs, une dizaine de pains de plastic, ainsi qu’une quarantaine de grenades sont volés sur le site militaire situé à Miramas. Deux semaines plus tard, les enquêteurs semblent privilégier la piste du grand banditisme avec une « taupe » sur place. Les faits n’ont pourtant rien d’anecdotique puisque ce matériel militaire a été dérobé pour des raisons bien définies. Soit les cambrioleurs ont un projet à mener, soit ils souhaitent les revendre sur un marché parallèle.

24 octobre 2015 : agression d’un rabbin

A Marseille, un déséquilibré connu des services de police et en état d’ébriété a agressé deux fidèles d’une synagogue ainsi que le rabbin. Armé d’un couteau, il aurait ainsi blessé ses victimes tout en proférant des propos antisémites, propos répétés devant les forces de l’ordre.

29 octobre 2015 : attentat déjoué

L’homme interpellé voulait attaquer les militaires de la base de la marine nationale de Toulon. Il cherchait à se procurer du matériel pour son passage à l’acte. Il avait déjà tenté plusieurs fois de rejoindre la Syrie et était surveillé depuis un an par la DGSI pour cause de radicalisation.

18 novembre 2015 : double agression antisémite et antimusulmane

Un homme de confession juive est victime d’une agression à l’arme blanche dans le 13e arrondissement de Marseille. Ce professeur d’histoire portant la kippa sortait du centre communautaire Yavné et a reçu divers coups de couteau au bras et à la jambe assénés par trois agresseurs. Le même jour, un peu plus tôt, une femme voilée se fait agresser à son tour à la sortie du métro. Accusée par son agresseur d’être une terroriste, il lui donnera un coup de poing et la blessera avec un cutter.

13 janvier 2016 : agression d’un enseignant

Les agressions sont généralement commises par des jeunes entre 20 et 30 ans. Hier pourtant, c’est cette fois un adolescent de 15 ans qui a agressé à la machette un enseignant juif portant la kippa. Les faits se sont déroulés à Marseille et rouvre le débat du port de la kippa dans la rue.

Alertes à la bombe fréquentes

En 2015, les alertes à la bombe se sont multipliées, lançant ainsi un vent de panique sur la population. Souvent l’oeuvre de petits plaisantins, rien ne permet pourtant de négliger une réelle alerte car les colis suspects trouvés pourraient très bien contenir autre chose que des chaussures… L’année 2016 semble bien poursuivre la même tendance en maintenant la fréquence des menaces. On relevait encore une alerte à la bombe le 8 janvier dernier au bureau de Poste situé rue Louis Astruc à Marseille. Evacuation, périmètre de sécurité et démineurs étaient bien sûr de rigueur.

Toutes les régions ne sont pas touchées de la même façon par le terrorisme. France 3 Régions revenait déjà sur le risque terroriste à Marseille dans un reportage spécial diffusé en février 2015. Deuxième ville de France, Marseille suit Paris. Mais si la première est visée pour toucher la capitale, détruire les symboles de la République, la deuxième abrite un certain nombre de dealers et trafiquants en tout genre. Sans compter la division de la ville en plusieurs gangs. Rappelons-le, des scènes de guerre avec des tirs à la kalachnikov avaient pu être observées à Marseille en février dernier. Rien d’étonnant donc à retrouver des faits de terrorisme. Symboliquement parlant, la région PACA est également riche. Il suffit de se souvenir de l’attentat déjoué à Toulon. C’est là qu’était appareillé le porte-avions Charles-De-Gaulle, ce même porte-avions qui devait permettre à l’armée française d’intensifier ses frappes contre Daesh.