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« La commission de discipline du Parti radical va proposer aux instances du parti l’exclusion de Rama Yade le 4 novembre prochain pour plusieurs raisons dont des propos qui auraient pu nuire à l’image du parti, a indiqué mercredi sa secrétaire générale Nathalie Delattre. Interrogée sur le fait de savoir si Rama Yade allait être exclue du Parti radical, Mme Delattre a expliqué que la commission de discipline du parti avait proposé une telle exclusion. « Le bureau national du parti examinera cette proposition le 4 novembre », a-t-elle affirmé, précisant que la procédure en la matière était longue et contradictoire.

Mme Yade aura ensuite un mois pour faire appel et c’est in fine le comité exécutif du parti qui doit se prononcer, a précisé Mme Delattre. Parmi les motifs à l’appui d’une éventuelle exclusion, Mme Delattre, a fait état notamment « de positions de Mme Yade vis-à-vis du FN » divergentes de celle du Parti radical, sans les citer, ainsi que de propos ayant pu « nuire à l’image du parti » après l’élection interne de juin 2014. Rivale malheureuse de Laurent Hénart, pour la présidence du Parti radical laissée vacante par Jean-Louis Borloo, Rama Yade avait allégué de fraudes lors de cette élection et demandé son annulation en justice. Déboutée en première instance, elle a fait appel de la décision.

Interrogée par l’AFP, Mme Yade a expliqué que « rien ne lui avait été notifié », ni décision ni convocation et s’est montrée très surprise que puissent lui être reprochés des propos sur le FN. Conseillère régionale UDI sortante, Mme Yade estime que cette procédure est de « l’intox » et est « liée aux élections » régionales alors que la clôture des listes doit s’achever d’ici peu. Le Parti radical est l’une des principales composantes de l’UDI, qui a passé un accord avec le parti Les Républicains pour ces élections.

Dans l’entourage de la tête de liste Valérie Pécresse, on dément que Rama Yade, ex-étoile de la galaxie Sarkozy, soit sur les listes. « Il n’en a pas été question », a-t-on ajouté de même source. Interrogé sur les cas d’exclusions par le passé au sein de Parti radical, un membre de longue date du parti les a qualifiées de « fort rare » et habituellement liées à un comportement « incompatible avec les règles civiles et pénales ». Une exclusion du Parti radical entraînerait mécaniquement son exclusion de l’UDI. »

Administratrice du Sénat à partir de 2002, elle commence sa carrière à la commission des Affaires sociales de lahaute assemblée, où elle est chargée de l’emploi, de la formation professionnelle et de l’Outre-Mer. Elle est ensuite détachée auprès de Jean-Pierre Elkabbach à la Chaîne parlementaire Public Sénat, au début de l’année 2005, qui la nomme directrice adjointe des programmes puis directrice de la communication1. Celui-ci devient son « mentor dans les hautes sphères de la droite sarkozyste ».

En 2005, elle rejoint l’Union pour un mouvement populaire. Elle explique que ce ralliement est dû surtout à la personne de Nicolas Sarkozy dont elle déclare admirer le charisme, plus qu’aux valeurs de la droite8. Rama Yade mentionne aussi la politique de discrimination positive promue par Sarkozy.

En 2006, elle réintègre les cadres du Sénat comme administratrice au sein du service des collectivités territoriales, où elle est chargée des aspects sociaux de la décentralisation.

Le 6 mars 2006, elle fait partie des douze femmes promues dans les instances de l’UMP, où elle est nommée secrétaire nationale chargée de la francophonie.

Elle apparaît le 14 janvier 2007 lors du congrès d’investiture de Nicolas Sarkozy, où elle s’en prend au parti socialiste, qu’elle accuse de cécité, et aux « prétendues » élites de gauche « sans projet, sans idée, sans vision », qu’elle accuse d’avoir instauré une « République du guichet » en accordant aux enfants de l’immigration « de la pitié au lieu du respect »9,10.

Durant la campagne présidentielle, elle apparaît lors de meetings de Nicolas Sarkozy, partageant également avec Rachida Dati les faveurs des média

Rama Yade, née Mame Ramatoulaye Yade le 13 décembre 1976 à Dakar (Sénégal), est une femme politiquefrançaise. Elle a été secrétaire d’État chargée des Affaires étrangères et des Droits de l’homme de 2007 à 2009, puis secrétaire d’État chargée des Sports jusqu’en 2010 dans le gouvernement Fillon II. Depuis 2010, elle est conseillère régionale d’Île-de-France et depuis 2011, vice-présidente du Parti radica