A sa nomination comme PDG, Pierre Nanterme décide d’une politique d’investissement massifs dans les domaines de l’interactivité, de la mobilité, de l’analytique, du cloud et de la sécurité (dite « imacs »), pour répondre aux besoins grandissants de transformation numérique des entreprises.

Celle-ci se traduit par de nombreux rachats d’entreprises : entre 2014 et 2016, Accenture dépense 3 milliards d’euros pour racheter une cinquantaine d’entreprises, principalement dans les activités digitales (internet des objetsintelligence artificielle, réalité immersive, blockchaininformatique quantique, entre autres).

Cette politique a pour effet une transformation importante d’Accenture, à la fois en termes de croissance et d’activité d’entreprise : en 2017, les nouvelles activités liées au numérique (digital, cloud, sécurité) représentent 50 % du chiffre d’affaires du groupe et font d’Accenture un concurrent des groupes publicitaires historiques.

Pierre Nanterme prend également des décisions remarquées en ce qui concerne le mode de management de l’entreprise, comme le fait pour Accenture de ne pas avoir de quartier général (les membres du comité de direction sont dispersés dans le monde, se réunissent physiquement quatre fois par an et par téléprésence une fois par semaine) ; l’utilisation d’hologrammes pour les conventions managériales ; et l’annonce de la fin des entretiens d’évaluation annuels, en 2015.

Le 11 janvier 2019 il annonce sa démission pour raisons de santé.

Il meurt le 31 janvier 2019.