Maryse Charton, fille unique de militants communistes (son père est garde du corps de Maurice Thorez), est guichetière à la Sécurité sociale. Adhérente à la CGT et au Mouvement des Jeunes communistes, elle entreprend une capacité en droit à la faculté libre de Toulon. Dans le même temps, estimant que « la prospérité économique est incompatible avec le système socialiste », elle adhère au Parti radical de Jean-Jacques Servan-Schreiber.

Suite aux élections municipales françaises de 1977, et malgré deux annulations successives par le Conseil d’État, son époux, Alain Joissains, conquiert la mairie d’Aix-en-Provence en 1978. Mais à la veille des élections municipales de 1983, alors que le maire sortant est crédité de 66 % d’intentions de vote, éclate l’« affaire Joissains » : le maire est accusé d’avoir financé une partie de la villa de son beau-père avec l’argent de la municipalité. Accusant le « clan Defferre », le couple Joissains se dit victime d’une brigue « politico-médiatique ». Alain Joissans est condamné à 150 000 F d’amende et deux ans de prison avec sursis pour « complicité de recel d’abus de biens sociaux ».

Peu de temps après cette affaire, son père se suicide d’une balle dans la tête à l’âge de 70 ans, et la sénilité atteint sa mère .

Par la suite, Maryse Joissains-Masini traite, dans le cadre de ses activités professionnelles, de dossiers liés à la santé publique. En tant qu’avocate à la cour d’appel d’Aix-en-Provence, elle est partie prenante lors des condamnations de l’État dans l’affaire du sang contaminé et du scandale de l’amiante

Le 8 juin 2009, le Conseil d’État invalide l’élection municipale de 2008, au motif de « propos et insinuations inadmissibles ayant pu fausser le résultat du scrutin », suite à la découverte d’un tract reconnu anonyme. Pour Maryse Joissains-Masini et son entourage, cette décision est purement politique : aucune preuve n’a permis d’établir que le tract venait de son équipe, et son impact est impossible à définir.

La liste qu’elle conduit arrive cependant en tête du premier tour, le 12 juillet 2009, avec 43,31 % contre 34,08 % à la liste PSPRGMoDem menée par Alexandre Medvedowsky et 11,31 % à la liste écologiste et régionaliste16. Se forme alors, entre les deux tours, une alliance hétéroclite que la presse qualifie de « front anti-Joissains », allant du Parti communiste à la liste divers droite menée par son ancien adjoint. Alors qu’un sondage la donne battue, de nombreux responsables de la majorité présidentielle viennent soutenir Maryse Joissains-Masini, tels que Xavier Bertrand, Jean-Louis Borloo ou Fadela Amara.

Lors du second tour, le 19 juillet 2009, la liste « Ensemble pour Aix et le Pays d’Aix » conduite par le maire sortant arrive en tête avec 50,22 % contre 49,78 % à l’opposition. Cette fois-ci, seulement 187 bulletins séparent les deux listes.

Le 29 juillet 2009, Maryse Joissains-Masini est réélue à la présidence de la communauté d’agglomération du Pays d’Aix avec 119 voix sur 120 exprimées.

Lors de sa mandature, les principaux travaux et interventions de Maryse Joissains-Masini portent sur la réforme des collectivité locales, la réforme des retraites, la protection des emprunteurs et la politique du logement. Au cours du mandat 2007-2012, Maryse Joissains-Masini a fait six propositions de lois écrites, signé 203 propositions de lois et posé 281 questions écrites.

Maryse Joissains-Masini est membre du courant Droite Populaire. Elle affirme par ailleurs le 12 mai 2012 à La Provence : « Les valeurs qu’a Marine Le Pen, je les ai toujours défendues ». Le Nouvel Observateur, dans l’article contesté de 2004, rapportait déjà « Je constate que la droite est majoritaire si l’on englobe les voix du Front national ». Elle signe, en 2004, un amendement parlementaire visant le rétablissement, dans certains cas liés au terrorisme, de la peine de mort.

Comme d’autres membre de la Droite Populaire, la députée s’est prononcée contre la vision exprimée par Rachid Bouchareb dans son film Hors la loi37. Impliquée dans les questions mémorielles, critiquant par exemple la « repentance des autorités » à propos de la guerre d’Algérie, Maryse Joissains-Masini a soutenu l’annulation d’une exposition consacrée à Albert Camus ainsi qu’une manifestation consacrée au cinquantenaire de l’indépendance algérienne. En 2010, Maryse Joissains-Masini fait « citoyen d’honneur de la ville d’Aix » Jean-Pax Méfret, défenseur de l’Algérie française. L’édile a également déclaré ne pas être opposée à la création d’une « rue Bastien-Thiry » dans sa villeMaryse Joissains-Masini, née Maryse Charton le 15 août 1942 à Toulon, est une femme politique française, députée des Bouches-du-Rhône entre 2002 et 2012, et maire UMP d’Aix-en-Provence depuis 2001.