Laure Mi Hyun Croset est une écrivaine suisse née en 1973 à Séoul. Son recueil de vingt-deux nouvelles, Les Velléitaires (Éditions Luce Wilquin, 2010), relate avec ironie des tranches de vie de personnages qui abandonnent, par paresse, angoisse, lâcheté ou perfectionnisme, rêves et projets au lieu de les réaliser.

Dans Polaroïds, son autofiction sous la forme de brefs fragments (Éditions Luce Wilquin, 2011, Prix Ève de l’Académie Romande 2012), elle narre l’histoire de ses hontes comme autant de petits moments de solitude dans lesquels on se reconnaît aisément. Le récit On ne dit pas « je » ! (BSN Press, 2014) raconte sans jugement ni complaisance le parcours véridique d’un ancien toxicomane devenu le fondateur d’un label de musique électronique. Son recueil destiné aux allophones, Après la pluie, le beau temps (Éditions Didier, 2016) est constitué de sept contes contemporains qui prennent à contre-pied des proverbes français.

Son microroman S’escrimer à l’aimer (BSN Press, 2017, finaliste du prix franco-suisse Lettres frontière 2018) relate une histoire d’amour épistolaire. Construit en suivant les différentes parties d’un match d’escrime, il dépeint comment une femme entre en lutte avec elle-même, avec ses fantasmes, ses craintes et ses limites. Son roman Le beau monde, satire sociale et roman de formation à l’ironie mordante, est paru en 2018 aux éditions Albin Michel. En mai 2019, Laure Mi Hyun Croset a publié un microroman, Pop-corn girl (BSN Press), sur une adolescente qui découvre avec béatitude le consumérisme et le puritanisme américains.