Jean-Claude Gaudin est né le 8 octobre 1939 à Mazargues. Professeur d’histoire et de géographie, il enseigne pendant plus de 15 ans au collège et lycée Saint-Joseph les Maristes à Marseille. Mais, très jeune, il s’engage en politique.

En 1965, après son service militaire, il est élu sur la liste socialo-centriste « Defferre-Rastoin », et devient le benjamin du conseil municipal de Marseille.

En mars 1978, il est élu député pour la première fois, après avoir battu à la surprise générale Charles-Emile Loo, le député socialiste sortant de la 2e circonscription des Bouches-du-Rhône. Il conservera ce siège jusqu’en 1989, année où il est élu au Sénat.

En mars 1982, il enlève au premier tour, le 12e canton de Marseille, avec le score record de 72,82 % des suffrages exprimés.

Le 25 avril 1986, il devient le premier président du Conseil Régional Provence-Alpes-Côte d’Azur élu au suffrage universel direct. Le 27 mars 1992, il est réélu au terme d’une campagne violente et difficile, face à Bernard Tapie et Jean-Marie Le Pen.

En 1995, Jean-Claude Gaudin emporte la mairie de Marseille. Sa liste « Ambition Marseille » est élue dès le premier tour dans le 4e secteur et remporte quatre autres secteurs sur les sept restant au second tour.

Avec une majorité absolue de 55 conseillers municipaux sur 101, Jean-Claude Gaudin est élu maire de Marseille le 25 juin 1995.

En septembre 1995, les sénateurs Républicains et Indépendants l’élisent président de leur groupe au Sénat.

Le 7 novembre 1995, le président de la République Jacques Chirac nomme Jean-Claude Gaudin, ministre de l’Aménagement du Territoire, de la Ville et de l’Intégration. Fonction qu’il occupera jusqu’en juin 1997.

Il retrouve la Haute Assemblée le 27 septembre 1998. Sa liste obtient 3 sièges. La Droite n’avait jamais eu trois sénateurs dans les Bouches-du-Rhône.

Le 6 octobre 1998, il devient vice-président du Sénat.

Le 15 septembre 2000 il est élu président de la nouvelle Communauté urbaine Marseille Provence Métropole (MPM), créée à son initiative. MPM compte 18 communes et 980 000 habitants. C’est la troisième Communauté urbaine de France après Lyon et Lille.

Aux municipales de mars 2001, la liste emmenée par Jean-Claude Gaudin enlève 5 des 8 secteurs. Ce résultat lui assure une majorité absolue de 61 sièges sur 101.

Jean-Claude Gaudin est réélu maire de Marseille le 25 mars 2001 et président de la Communauté urbaine Marseille Provence Métropole le 11 avril suivant.
Le 3 octobre suivant, il est réélu vice-président du Sénat pour trois ans.

Du 25 octobre 2002 au 24 octobre 2003, Jean-Claude Gaudin préside l’Association des communautés urbaines de France (A.C.U.F.).

En décembre 2002, il prend la présidence de l’Etablissement Public d’Aménagement Euroméditerranée, qu’il quittera en décembre 2005. Elu vice-président délégué de l’UMP le 17 novembre 2002, réélu deux ans plus tard, il en devient, le 2 juin 2005, le Président délégué à la suite de la nomination de Nicolas Sarkozy au gouvernement.

Le 6 octobre 2004, Jean-Claude Gaudin est réélu, pour la troisième fois, vice-président du Sénat. Il est désormais le premier vice-président de la Haute Assemblée.

En 1965, il est élu du Centre national des indépendants et paysans sur la liste socialo-centriste menée par Gaston Defferre, contre la liste gaullisteUNR. Il est alors le benjamin du conseil municipal de Marseille. Réélu en 1971, Jean-Claude Gaudin est conseiller municipal délégué à la police administrative et à la protection civile et préside la commission extra-municipale de l’urbanisme.

Jean-Claude Gaudin adhère, en 1973, aux Républicains indépendants et participe, l’année suivante, à la campagne présidentielle de Valéry Giscard d’Estaing.

Aux élections cantonales de 1982, il enlève au premier tour le 12e canton de Marseille, avec 72,8 % des suffrages exprimés.

Le 22 novembre 2013, Jean-Claude Gaudin annonce sa candidature pour l’élection municipale de 2014, concourant pour un quatrième mandat de maire de Marseille. Un temps données battues, les listes de Jean-Claude Gaudin l’emportent dans six des huit secteurs de Marseille, recueillant 43 % contre 29 % pour celles du socialiste Patrick Mennucci et 25 % pour le candidat FN Stéphane Ravier.

Il contribue à l’installation de la critiquée métropole d’Aix-Marseille-Provence, dont il devient président le 9 novembre 2015. Cette élection étant contestée devant les tribunaux par les opposants à la mise en place de l’intercommunalité, il démissionne pour être réélu président le 17 mars 2016. Il quitte la présidence de la métropole en septembre 2018, invoquant son âge et l’intention du gouvernement de fusionner les métropoles et départements. Il apporte son soutien à Martine Vassal, qui lui succède.

En juin 2017, il annonce qu’il ne se représentera pas à la mairie de Marseille lors des élections municipales de 2020