Dominique Sopo est né en 1976 d’une mère française (Bernadette Sopo, actuellement maire de La Sentinelle) et d’un père togolais naturalisé français en 1993. Son père est venu en France en 1966 pour y suivre des études de mécanique. Reparti au Togo en 1969, il revient s’installer définitivement en France dès 1970 en travaillant dans l’industrie automobile comme agent de maîtrise.

Il a fait toute sa scolarité jusqu’au baccalauréat à Valenciennes dans le nord de la France, puis est allé à Paris pour suivre des études de sciences politiques à l’IEP de Paris (dont il sortira diplômé en 1997), et d’économie à l’université Paris I Panthéon-Sorbonne, où il obtiendra un DEA d’épistémologie économique. En 2003, il est reçu à l’agrégation de sciences économiques et sociales.

Dominique Sopo a commencé à s’investir dans des associations en 19951996 par du syndicalisme étudiant au sein de l’UNEF-ID dont il est le responsable pour la région parisienne en 19981999. Il devient l’attaché parlementaire de Julien Dray. Il adhère au Mouvement des jeunes socialistes à la même époque et à SOS Racisme en 1996. Il s’investit davantage dans l’association en 1999 quand Malek Boutih devient président.

En juin 2003, il est nommé président de SOS Racisme. Cette nomination provoque une séparation d’une dizaine de comités de l’organisation-mère, ces comités déplorant l’arrivée à leur tête de Sopo, considéré « inconnu jusqu’alors à SOS Racisme » et « une figure du MJS ».

Le 4 octobre 2006, Dominique Sopo a accepté, avec Patrick Gaubert, président de la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme, une « mission de médiation » dans l’affaire des expulsés de Cachan.

En 2007, il est — aux côtés notamment d’Élisabeth Badinter, François Hollande, Antoine Sfeir, François Bayrou… — l’un des témoins au « procès des caricatures » intenté contre Charlie Hebdo par plusieurs organisations religieuses4. Il prend la défense de la publication des caricatures de Mahomet au nom de la liberté d’expression et du droit à la satire