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Il y a deux types de problèmes dans la vie : les problèmes politiques sont insolubles et les problèmes économiques sont incompréhensibles », soulignait Alec Douglas-Home, éphémère Premier ministre britannique dans les années 60. Il n’avait pas complètement tort. Au cours des dernières années, l’évolution des marchés financiers et l’apparition des taux négatifs ne correspondaient en rien à ce qui est enseigné dans les manuels d’économie. Cependant, 2017 devrait confirmer le retour à la normale amorcée en fin d’année.

La parenthèse des taux d’intérêt bas, du pétrole à bas prix, et de la lowflation est en passe de se clore. Depuis l’été dernier, les anticipations d’inflation dans les pays développés sont de nouveau en hausse sous l’effet d’une progression du prix global des matières premières et, surtout, de la sortie confirmée de la déflation de la Chine. Après des années de déclin, l’inflation au sein du G7 a atteint fin 2016 une moyenne de 0,8% par rapport à un point bas de 0,35% en mai de la même année.

Les taux d’intérêt, qui avaient chuté à un niveau plancher de 0,6% pour les obligations souveraines mondiales (toutes maturités confondues), sont en train de se redresser et devraient atteindre début 2017 une moyenne de 1,5%, ce qui reste néanmoins toujours faible en comparaison historique. Enfin, une amorce de hausse du prix du pétrole a commencé dans la foulée du récent accord de l’OPEP, même si celui-ci a assez peu de chances d’être complètement respecté par les pays membres du cartel.

Ce nouveau paradigme économique qui se dessine met, enfin, un terme aux anomalies des années passées. En ce sens, 2016 se termine sur une plutôt bonne note. »

Les derniers faits marquants :
Lacker, de la Fed, a laissé entendre qu’une hausse graduelle des taux pourrait signifier au moins trois durcissements monétaires l’an prochain, voire plus.

 

Hausse des prix à la pompe sous l’effet du prix global des matières premières : le gazole est proche de 1,20 euro le libre, soit le niveau le plus élevé depuis mai 2015. La progression devrait vraisemblablement continuer l’an prochain.

 

 

A noter que la BCE va temporairement faire une pause au niveau de son programme de rachats d’actifs entre la période du 22 au 30 décembre, comme l’an dernier, du fait de la faible liquidité sur le marché.