CAC, qui signifiait « Compagnie des agents de change », est aujourd’hui l’acronyme de « Cotation Assistée en Continu » : l’indice donne donc, en continu, une idée de l’évolution du marché. Défini avec la valeur de 1 000 points le 31 décembre 1987, le CAC 40 voit officiellement le jour le 15 juin 1988. Sa création fait suite au krach de 1987 qui a modifié le monopole des transactions boursières.

Celles-ci étaient auparavant directement gérées par des officiers ministériels, les agents de change. À la suite de la loi n° 88-70 du 22 janvier 1988, ce sont les sociétés de bourse qui ont pris le relais.
À la suite de la formation d’une bulle spéculative dite « bulle Internet », le CAC 40 atteint son plus haut historique le 4 septembre 2000 à 6 944,77 points en séance, avant de s’effondrer jusqu’à 2 401,15 points le 12 mars 2003 (son plus bas niveau en séance depuis 1997). L’éclatement de la bulle, consécutif à des surcapacités de production en Europe et aux États-Unis, déboucha en 2001 sur une récession.

Depuis le 1er décembre 2003, le CAC 40, à l’instar des principaux indices mondiaux, adopte le système de la capitalisation boursière flottante qui prend en compte non seulement la capitalisation boursière des sociétés qui le composent, mais aussi le nombre de titres réellement disponibles sur le marché. Sa valeur varie fortement depuis sa création, tout particulièrement au cours de la dernière décennie (voir graphique).
 
 
Le 30 décembre 2005, le CAC 40 clôture à 4 715 points. Courant janvier 2006, il a franchi la barre des 4 800 points et, ensuite, a poursuivi sa hausse pour atteindre 5 329,16 le 11 mai. Il est alors emporté dans un brusque repli mondial de 14,50 % à 4 564,69. Depuis ce recul de près de 800 points, le CAC 40 s’est relevé le 30 juin de presque 500 points, près de la barre symbolique des 5 000 points.
Le 1er janvier 2007, il franchit la barre des 5 600 points, niveau qu’il n’avait plus atteint depuis le mois de mai 2001. Le CAC 40 repasse à la hausse les 6 000 points le 2 mai 2007, ce qui montre la bonne santé de l’indice parisien avec une hausse de 150 % en quatre ans environ. Son apogée fut atteint le 1er juin 2007, où le CAC 40 finit à 6 168,15. Mi-juillet 2007, l’indice représentait environ 70 % de la capitalisation totale de la Place de Paris, soit 1 300 milliards d’euros. Au début 2008, la capitalisation est d’un peu moins de 1 000 milliards d’euros.

Le lundi 21 janvier 2008, le CAC 40 chute fortement ; il enregistre sa plus forte baisse depuis le 11 septembre 2001. En effet, le CAC 40 perd en une séance 6,83 % revenant à sa valeur de janvier 2006 soit moins de 5 000 points (4 744 points). Il s’ensuit un plus bas à 4 416,71 le 17 mars 2008, une reprise lui permet d’atteindre 5 142,10 le 19 mai 2008, pour chuter à nouveau et revenir sous les 4 200 en juillet puis sous les 3 200 au 10 octobre. On peut parler d’une crise boursière puisque le CAC 40 a cédé plus de 43,5 % depuis début janvier 2008 et près de 22 % dans la seule semaine du 6 au 10 octobre 2008.
Le lundi 13 octobre 2008 l’indice phare du marché français progressait de 11,18 % à 3 531,50 points, la plus forte progression quotidienne depuis sa création. Ce record survenait peu après le record inverse de la plus forte chute : le lundi 6 octobre 2008, le CAC 40 clôturait en baisse de 9,04 % à 3 711,98 points. Le 24 novembre 2008, le CAC 40 enregistre la deuxième meilleure progression de son histoire (+ 10,09 %) à 3 172,11 points. Cependant, avec une chute de 42,68 % sur l’ensemble de l’année 2008, le CAC 40 a connu la pire année de son histoire[3].
Sa capitalisation boursière au 3 août 2011 est de 873 milliards d’euros.