Jean-François Copé est l’aîné d’une famille de trois enfants. Il est le fils de Monique Ghanassia, originaire d’Algérie, et du professeur Roland Copé, chirurgien gastro-entérologue proctologue d’origine juive roumaine.

Du côté paternel, son grand-père Marcu Hirs Copelovici, fils de Copel et Zleta, originaires de Bessarabie, est un médecin né à Iaşi dans l’est de la Roumanie au début du XXe siècle. Fuyant l’antisémitisme de son pays, il émigre à Paris en 1926. Devenu Marcel Copé, il se marie peu après avec Gisèle Lazerovici, fille de Ghidale Lazerovici, comptable. En octobre 1943, le couple échappe avec ses deux enfants à la rafle d’Aubusson (le père de Jean-François Copé a alors 13 ans) en trouvant refuge dans la famille Leonlefranc, faite par la suite Justes.

Il fait de cet évènement familial un des motifs profonds de son engagement politique.

Du côté maternel, son grand-père Ismaël André Ghanassia, fils de Moïse Ghanassia et Djouhar Soussi, originaires de Miliana, est avocat à Alger. Son épouse, Lise Boukhabza, est la petite-fille d’un rabbin originaire de Tunisie et sa mère est originaire de Tétouan au Maroc. André Ghanassia, son épouse et leurs trois enfants, dont Monique, quittent Alger pour la métropole dans les années 1950, peu après les débuts de la guerre d’Algérie. Jean-François Copé a un frère et une sœur plus jeunes que lui.

De 1989 à 1991, il est administrateur civil à la Caisse des dépôts et consignations (CDC). De 1991 à 1993, il est directeur de cabinet du président du Crédit local de France. De 1990 à 1993, il est maître de conférences d’économie et de finances locales à Sciences Po. De 1998 à 2002, il est professeur associé à l’université Paris VIII.

Dans le même temps, de 2000 à 2002, il est membre du conseil de surveillance de Dexia Crédit local de France et président du conseil d’administration de l’Institut des managers du développement local.

Il anime depuis la rentrée 2006, son propre club politique, Génération France.fr dont le slogan est « 0 % petites phrases et 100 % débat d’idées ». Ce club a axé une grande partie de ses travaux sur l’identité, le vivre ensemble et le pacte républicain.

En mai 2007, bénéficiant du décret permettant aux anciens ministres et parlementaires de devenir avocats sans formation spécifique ni examen[13], il obtient un certificat d’aptitude à la profession d’avocat (CAPA) et prête serment devant la cour d’appel de Paris. À partir de septembre 2007, il exerce à temps partiel, pour 20 000 € par mois[14], dans le cabinet d’avocats d’affaires Gide Loyrette Nouel[15], l’un des plus importants de France, chargé par exemple de conseiller l’État dans le projet de fusion GDF-Suez. En novembre 2010, lors de sa nomination comme secrétaire général de l’UMP, il annonce qu’il cesse d’exercer dans le cabinet, mais continue son activité de « conseil à titre individuel ».

De fin 2009 à fin 2010, il siège bénévolement au sein du comité consultatif de Lutetia capital, un fonds spéculatif agréé auprès de l’AMF.

Il est membre du club Le Siècle et de la Commission Trilatérale.

Jean-François Copé est élu maire de Meaux (chef-lieu d’arrondissement de Seine-et-Marne) en 1995, à l’âge de 31 ans, puis est réélu en 2001. Il se fixe deux priorités : la rénovation urbaine et la sécurité.

En matière de rénovation urbaine, il lance le « plan Marshall » destiné à revoir entièrement le centre ville de Meaux au niveau architectural et de son urbanisme. Dernière action en date, la destruction en juin 2011 de trois tours géantes Genêt, Hortensia et Iris, datant des années 1960 remplacées par des logements à taille humaine pour privilégier la mixité sociale. Une opération (démolition technique, relogement, déménagements, honoraires, etc.) financée par l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU) et par Meaux Habitat. La rénovation urbaine s’accompagne d’une volonté d’amélioration de l’environnement avec la création du parc naturel du Pâtis sur 150 hectares (Grand prix de l’environnement des Villes d’Ile-de-France 2006, dans la catégorie Espaces verts et Paysage) et du bien-être des Meldois avec l’opération « Meaux plage » depuis 2006.

En matière de sécurité, la ville déploie depuis 2003 un vaste réseau de vidéo-protection. En 2011, le dispositif compte environ 140 caméras, réparties dans toute la ville accompagné d’un gonflement des effectifs de la police municipale: 150 agents se relaient pour assurer la sécurité des 50 000 Meldois. Des mesures qui entrainent une baisse générale de la délinquance -15 % entre 2007 et 2010. Sur le plan économique et de l’emploi, Jean-François Copé souhaite ramener l’activité commerciale dans la communauté d’agglomération de Meaux en imposant comme pôle économique de l’est francilien le Parc d’Activités du pays de Meaux qui devrait ouvrir ses portes fin 2012 et créer à terme près de 4000 emplois.

Sur le plan culturel, il lance en 2003 le festival Muzik’Elles, qui fête en 2011 sa 7e édition. Un festival qui reçoit chaque année des artistes comme Zazie, Liane Foly, Gaëtan Roussel ou Julien Doré. Il inaugure le 11 novembre 2011, en présence de Nicolas Sarkozy, le futur musée de la Grande Guerre où les visiteurs pourront découvrir la plus grande collection de France sur la guerre de 14-18, composée de plus de 50 000 objets. Ce musée qui devrait recevoir jusqu’à 80 000 visiteurs par an a pour objectif de transmettre la mémoire et un message de paix pour construire l’avenir à travers plusieurs parcours initiatiques.

En 2005, il redevient maire de Meaux après la démission d’Ange Anziani. À la suite des élections municipales de mars 2008, il est réélu à la mairie de Meaux pour un troisième mandat, la liste qu’il conduisait ayant recueilli 67,74 % des suffrages exprimés au premier tour.