L’Autorité des marchés financiers et l’Autorité de contrôle prudentiel s’alarment du succès des placements collectifs en immobilier et appellent les distributeurs de ces produits à respecter certaines règles concernant la commercialisation. Comprenez : dire clairement à l’épargnant par l’odeur du rendement alléché que perte il peut y avoir même dans l’immobilier.

Un cas classique de l’Etat interventionniste qui non seulement a créé un problème (en l’occurrence le manque de rendement) mais prétend protéger les gens contre eux-mêmes (le manque de discernement quant à leur épargne).

La croissance de la collecte des SCPI et des OPCI a été très importante en 2016. Jugez-en vous-même : +30% pour les premières et +66,4% pour les secondes par rapport à 2015.

En cela, ceux qui épargnent ont fait montre d’une certaine clairvoyance. Pourquoi souscrire à de la dette française au travers d’un contrat d’assurance-vie d’un faible rendement et pourquoi s’aventurer sur des marchés financiers soufflés en concurrence avec M. Mario Draghi de la BCE et ses 80 Mds€ par mois de « placements » ?

« Selon l’Aspim, les SCPI ont servi un rendement de 4,63% en 2016. En revanche, leur liquidité est moindre que celle d’autres grands produits d’épargne », indique L’Agefi. Certes, la liquidité de la pierre a des limites…

C’est même pour l’améliorer que les OPCI ont été inventées. Ces structures peuvent avoir un peu plus de produits financiers que les SCPI et donc peuvent collecter plus facilement en stockant l’argent avant d’investir la collecte dans un produit immobilier. Pour cette raison, c’est le support préféré des assureurs.

Cette arrivée massive sur les placements collectifs est le résultat de la fuite hors du système financier d’épargnants matraqués par les politiques monétaires.

Ces politiques monétaires ont conduit à renchérir les prix des actions, des obligations de l’immobilier mais nous ont-elles rendus plus riches ?

Pas du tout, selon un sondage IPSOS Steria Sopra :

« 81% des Français estiment que leur pouvoir d’achat a baissé au cours des dernières années, dont 45% qui estiment qu’il a beaucoup baissé. Ce sentiment est majoritaire au sein de toutes les catégories de population, et particulièrement fort chez les retraités (88%). Il touche toutes les catégories de revenus et toutes les sensibilités politiques (82% des sympathisants de gauche et 85% des sympathisants de droite). »

Les retraités sont les plus sombres sur ce sujet.

Depuis la crise de 2008, le PIB par habitant stagne tandis que les charges augmentent selon les propres chiffres de l’INSEE. Tout ceci malgré du crédit presque gratuit correspondant à une impression monétaire sans précédent historique.

PIB/France

Les politiques monétaires insensées qui ont été menées depuis la crise financière n’ont qu’un seul but : protéger une industrie financière hypertrophiée et une industrie politique qui ne sait que vivre de distributions de subventions et d’allocations.

Pour plus d’informations et de conseils de ce genre, c’est ici et c’est gratuit