Un parcours du combattant.

Nous avons récemment mis en location notre appartement et telle est l’impression que j’ai eue au cours de notre recherche de locataire.

Nous avons reçu des dossiers, certes. Mais qu’elles n’ont pas été nos déconvenues. Certains nous ont donné des bulletins de salaire dont le montant ne collait pas avec celui de la feuille d’imposition. De soi-disant familles mariées avec enfants nous ont fourni la fiche d’impôt d’un célibataire. Bref, ce n’est pas évident de dénicher un locataire fiable et, quand bien même vous le trouvez, cette phase de recherche vous a rendu méfiant.

Voici donc quelques pistes pour vous assurer de ne pas rencontrer plus tard de mauvaises surprises, au premier rang desquelles figurent les loyers impayés.

Puce L’avantage des garants

Un locataire qui dispose d’un garant, cela fait partie des configurations idéales. Celui-ci paie en effet le montant du loyer dans l’hypothèse où votre locataire ne le ferait plus.

Saviez-vous toutefois qu’il existe plusieurs formes de garanties et plusieurs types de garants possibles ?

Certains sont pour vous, propriétaire, plus avantageux que d’autres.

Au premier rang du type de garant dont vous pouvez rêver se trouve la banque.

Si votre locataire dispose d’un certain nombre d’actifs dans ses livres, elle peut accepter de se porter garante : elle s’engage ainsi à payer le montant du loyer sur une durée déterminée, dans le cas de figure où votre locataire ne pourrait plus le faire.

La caution bancaire n’est toutefois pas aisée à obtenir. On trouve deux types de profils.

Certains clients de banques privées, qui ont un patrimoine personnel conséquent ou viennent de déposer d’importantes sommes, à la suite de la vente d’une entreprise ou d’un bien immobilier, pourront sans trop de difficultés obtenir ce genre d’engagement.

En revanche, ce sésame est difficile à décrocher pour des clients bancaires au profil plus traditionnel. La banque étudie la demande de garantie de votre prétendant locataire au regard de son profil de risque et exige le même type de garanties que s’il souscrivait un emprunt. Résultat, la demande de votre locataire a des chances d’être retoquée, sans compter que la procédure d’examen par la banque peut prendre un certain temps. De plus, l’établissement prendra des frais à votre locataire contre ce service, ce dernier peut donc finalement changer d’avis une fois qu’il sera face à l’addition.

Une entreprise ou un particulier peut également se porter garant de votre locataire. S’il s’agit d’un proche, veillez bien au type de garantie sur laquelle il s’engage.

En effet, s’il ne s’agit que d’une caution simple, le garant n’est contacté qu’en ultime recours. Vous devrez d’abord intenter toutes les actions possibles auprès du locataire pour percevoir vos arriérés de loyer. En revanche, une caution solidaire vous permet de réclamer au garant les sommes dues dès le premier impayé.

N’oubliez pas de demander au garant de fournir une lettre manuscrite, obligatoire, stipulant qu’il a conscience de la portée de son engagement.

Vous devrez également étudier l’étendue de la garantie : porte-t-elle sur le montant du loyer seul, ou couvre-t-elle également les charges ?

Puce La garantie loyers impayés

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