Il s’est, dit-il, « laissé convaincre » par le cercle de ses nouveaux amis. Le sociologue Michel Fize, spécialiste de la jeunesse, médiatique et fraîchement retraité du CNRS, est officiellement candidat à la présidentielle. Il s’y engage pour une cause inattendue, révèle-t-il au « Parisien » – « Aujourd’hui en France » : celle des animaux. Une cause « fédératrice, ni de droite, ni de gauche », qui a valu à cet auteur classé à gauche de recevoir dans son nouveau combat les encouragements chaleureux de… Brigitte Bardot.

 

La politique est imparfaite, l’écologie est imparfaite. Elles manquent l’une et l’autre le respect du vivant, tout le vivant, celui de l’animal autant que celui de l’homme. Toutes les espèces vivantes ont droit à la même considération, et donc au même traitement.

L’écologie politique, que je nomme « écologie animale et du vivant, se présente donc comme le mouvement qui défend avant tout la vie, la vie animale sous toutes ses formes, la vie humaine de toutes ses forces.

Défendre la vie, toutes les vies, tel est l’objectif pour changer réellement notre modèle de société. Aucune vie n’est plus sacrée qu’une autre. L’homme n’est pas le centre du monde, il est dans le monde, avec d’autres, qu’il doit protéger : c’est son seul droit. Humains et animaux ont un destin commun. Comment oublier le rôle des animaux auprès, notamment, des publics défavorisés ou démunis : enfants, personnes âgées, détenus, jeunes en danger, SDF? Ils sont pour eux source de réconfort, occasion de responsabilités et d’amour partagé.

Une société de progrès est aussi une société qui élève les animaux dans des conditions respectueuses, qui ne les abat pas dans des conditions indignes, ne les met pas en cage ou en arène, juste pour le spectacle.

La cause animale est une cause FEDERATRICE qui n’est ni de droite ni de gauche car les animaux n’ont pas de couleurs politiques.