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Le programme de réforme d’Ali Bongo, lent et irrégulier, n’est pas encore à la hauteur des attentes populaires. Néanmoins, la stabilité relative du pays et les nombreuses opportunités
des secteur du pétrole, du gaz,et du non-extractif, continueront d’attirer les investissements étrangers.
L’autorité du Président sera cependant de plus en plus contestée – autant de la part des réseaux de son père associés au parti au pouvoir, que d’une opposition politique résurgente et croissante. Sous la présidence d’Ali Bongo, l’opposition avait été écartée suite à la mort de plusieurs de ces membres clés, à la dissolution du principal parti d’opposition après un désaccord politique en 2011, et au boycottage des élections législatives. L’opposition montre aujourd’hui des signes de résurgence avec la défection de membres éminents du parti en pouvoir, y compris Jean Ping, l’ancien Président de l’Union Africaine.
L’opposition va sans doute unir ses forces pour les élections législatives de 2015 et les présidentielles de 2016. Malgré quelques gains électoraux attendus, il lui sera cependant difficile de faire face à la position dominante et l’avantage du pouvoir de Bongo et du PDG.
La stabilité politique va améliorer les opportunités commerciales en minimisant le risque d’importants remaniements ministériels et de modification des accords commerciaux existants. La stabilité politique attendue renforcera également la réputation du Gabon en tant que pôle de stabilité, dans une région considérée comme relativement volatile. Les entreprises désireuses d’investir au Gabon continueront néanmoins de faire face aux
nombreux défis liés à la complexité institutionnelle et à l’intervention politique qui marquent encore le climat des affaires du Gabon.


Y.Thomas