Contrairement à ce que beaucoup pensent, la menace d’une présidence frontiste est loin d’être écartée !!!

 

Les enquêtes réalisées cette fin de semaine, montrent un très inquiétant resserrement des intentions de vote, essentiellement en raison du manque de mobilisation du camp républicain, trop certain de la victoire de Emmanuel MACRON comme des finasseries de Mélenchon et de la droite républicaine.

 

Les derniers indicateurs donnent actuellement 55/45 et évoluent dans le mauvais sens.

 

Il faut se mobiliser et aller chercher tous ceux que vous pourrez dans votre entourage personnel, familial, amical, professionnel. Le danger est réel.

 

Un petit mémo est joint ci-dessous, à l’attention des indécis, qui pourra servir de support à votre argumentation.

 

L’heure n’est plus aux doutes ni aux subtilités. L’heure est à la mobilisation.

 

Il ne reste que 7 jours.

 

Ajoutons cette petite citation de Jean-Paul Sartre : “Nous sommes condamnés à la liberté ; ne pas choisir, c’est choisir…” 

 

Trop nombreux sont encore les électeurs, de bonne foi, qui hésitent pour finaliser leur choix pour le vote du 7 mai prochain. Voici quelques éléments destinés à nourrir leur réflexion.

 

1°) L’élection n’est pas jouée

Contrairement à ce que beaucoup pensent, le rapport de force n’est pas établi. Quelques pistes :

–         Le taux de participation est un enjeu essentiel. Le 7 mai est la veille du 8 mai (!), c’est-à-dire un week-end prolongé qui va voir beaucoup de Français partir en congés, pensant que le résultat de l’élection est acquis, comme en 2002 (CHIRAC / LE PEN). Or, les électeurs qui vont voter FN seront très mobilisés parce qu’ils pensent que M. LE PEN peut l’emporter. Une importante partie de l’électorat FILLON va voter LE PEN, soit par adhésion aux mêmes « valeurs », soit pour exprimer leur frustration du résultat du premier tour d’une élection qu’ils croyaient gagnée, soit pour repousser E. MACRON parce qu’ils sont persuadés qu’il est l’héritier de HOLLANDE…

–         on peut estimer aujourd’hui à 40% les électeurs FILLON qui voteront LE PEN. N. DUPONT-AIGNAN, l’anti-européen, vient d’annoncer son soutien à Le PEN, renforçant ainsi le camp des nationalistes, c’est-à-dire celui de la séparation, du déclin et du repli sur soi et de la xénophobie.

–         Le système institutionnel a bien été compris par les électeurs mais il permet à nombre d’entre eux de se donner bonne conscience. En effet, ils pensent que voter et faire élire LE PEN n’est pas si grave puisqu’aux législatives qui suivront, elle n’aura pas de majorité et ne pourra pas appliquer son programme ! C’est juste oublier que la Constitution donne des pouvoirs spécifiques au Président de la République en matière de défense, d’affaires étrangères et de justice. Par ailleurs, il peut gouverner par ordonnances, dans le cadre défini par la Constitution.

–         Une importante partie de la gauche risque de faire défaut parce que certains électeurs (difficiles à quantifier) de HAMON et MÉLENCHON ne voteront pas MACRON, par refus politique, par détestation de son positionnement programmatique, par « impossibilité » de soutenir « un ennemi de classe ! ». Les mêmes qui ont voté pour un homme de droite, CHIRAC, contre Le PEN en 2002 ne s’estiment pas capables de voter pour un social-démocrate contre Le PEN en 2017 ! Où est la cohérence ?

–         Les 8 derniers jours de la campagne du second tour peuvent modifier le rapport de force. Un événement non prévisible peut arriver : attentat, bourde de campagne, mauvaise prestation lors du débat du 3 mai… autant de sujets qui pourraient avoir une influence décisive sur le vote.

 

2°) La disproportion des exigences

Il est étonnant de constater que les électeurs sont plus indulgents avec Le PEN qu’avec MACRON.

–         MACRON serait « le fils de HOLLANDE ». Il y a sans doute eu un parcours commun, mais si HOLLANDE n’a pas pu se présenter, peut-être MACRON en est-il une des raisons. Quant à M. Le PEN n’est-elle pas la fille de son père ? Elle prétend avoir rompu avec lui sur les sujets qui fâchent … mais elle installe à la tête du FN un révisionniste qui conteste « l’efficacité du gaz Zyklon B dans les chambres à gaz » ! Il a été obligé de démissionner pour ne pas la gêner ! Le FN a changé de visage, mais pas de nature. C’est toujours le parti du racisme, du fascisme, du populisme et de l’escroquerie érigée en système familial !

–         On ne peut pas voter MACRON parce qu’on a des désaccords avec des éléments de son programme. Dans un duel MACRON / Le PEN, doit-on être à 100% d’accord avec un programme économique et social face au risque majeur que ferait courir à la République l’élection de la candidate FN ? N’y-a-t-il pas une hiérarchie des valeurs à établir ? Quand la gauche a voté massivement CHIRAC en 2002, a-t-elle posé, une seule seconde, la question de son programme ? Quand la gauche s’est fait hara-kiri au second tour des élections régionales en décembre 2015, en acceptant sans condition, de n’avoir aucun élu pour faire battre le FN (PACA -> Ch. ESTROSI, Hauts de France -> X. BERTRAND), a-t-elle posé la question du programme ? Non, elle a agi de façon républicaine.

–         Ne pas voter Le PEN ? C’est un artifice pour se donner bonne conscience. Si on veut battre Le PEN, il ne suffit pas de s’abstenir ou de voter blanc ou nul. La seule façon de faire barrage à Le PEN, c‘est de mettre un bulletin MACRON dans l’urne. Pourquoi ? Face à l’énorme mobilisation des partisans de Le PEN, chaque voix comptera. Toute voix qui fera défaut à MACRON renforcera Le PEN. Donc ne pas voter MACRON c’est voter Le PEN. Il faut le savoir et assumer son choix !

–         Le vote républicain. Dans notre système électoral à deux tours, il existe un principe assez clair : au premier tour on choisit le candidat dont on est proche, au second tour on élimine celui que l’on ne veut pas ! Les démocrates de tous bords se réunissent pour alerter l’opinion en rappelant que le vote républicain n’est pas une adhésion à un camp politique mais simplement la réaffirmation des valeurs républicaines.

–         Donner une leçon aux politiques par un score important du Front National. C’est une musique qui semble faire plaisir à certains. En 1933, le même argument était utilisé en Allemagne. La crise économique et morale avait généré les mêmes griefs et la réponse d’une partie du peuple fut de porter HITLER au pouvoir démocratiquement, pensant que ce serait passager … On connaît la suite.  Un peuple qui n’a pas de mémoire, n’a pas d’avenir !

 

Projetons-nous au 7 mai 20h00 : Imaginez votre émotion et votre stupeur si, par malheur, l’image de Le PEN apparaissait sur les écrans de télévision comme présidente de la République et que vous ayez contribué à ce résultat, d’une façon ou d’une autre.

A 20h01 il sera trop tard pour regretter !!! Rappelez-vous les centaines de milliers de gens dans la rue en 2002 regrettant, trop tard, de n’avoir pas voté le 21 avril !

Le 7 mai, voter MACRON, ce n’est pas adhérer à son projet, c’est voter pour la République et le maintien des valeurs républicaines.

 

Aux législatives qui suivront, vous voterez pour le programme qui vous convient !

G. REBOURCET