Yves JEGO– Il y a une part de déception à la lecture de ces résultats qui n’étaient pas ceux que nous attendions, Chantal Jouanno et moi. Les réflexes des vieilles chapelles centristes ont joué à plein. Nous avons pâti d’une campagne «Tout sauf Jégo et Jouanno» qui a mobilisé beaucoup de moyens. L’architecture centriste, composée de petites boutiques, n’avait cédé qu’au leadership de Jean-Louis Borloo. Et une fois Jean-Louis Borloo parti, le centre a retrouvé ses vieilles et mauvaises habitudes.
 
 
 
Vis-à-vis de Sarkozy : sous le quinquennat précédent, il a espéré entrer au gouvernement et fait partie de l’équipe de campagne de Sarkozy en 2012. Aujourd’hui, les deux hommes ne se voient plus. « Il va faire un appel au débauchage après son élection. Mais nous serons déjà en ordre de marche », parie le centriste.
 

Jean-Christophe Lagarde a été numéro deux du Nouveau Centre en devenant président exécutif du nouveau parti centriste lors du congrès de Nîmes du17 mai 2008. Fonction qu’il quittera en même temps que le parti, en 2012[réf. nécessaire]. Le 10 juillet 2012, afin de débloquer la construction d’un parti centriste à partir du groupe parlementaire UDI, Jean-Christophe Lagarde annonce la création d’un nouveau parti de centre-droit, baptisé Force européenne démocrate. Il participe alors à la mise en place du parti, l’Union des démocrates et indépendants.

Le 29 juin 2014, il annonce dans Le Journal du dimanche sa candidature à la présidence de l’UDI, rejoignant une course qui oppose déjà Jean-Christophe FromantinYves Jégo (avec Chantal Jouanno) et Hervé Morin. Il déclare que « le centre n’est pas le milieu, la moyenne, la synthèse mais un autre chemin, une alternative pour notre pays » et entend « conquérir le pouvoir » en portant un « Centre conquérant » .

Il arrive en tête du premier tour, devançant Hervé Morin (35,9% contre 31,5%), et obtient pour le second le soutien d’Yves Jégo], arrivé troisième avec 21,5 % des voix15. La Seine-Saint-Denis et en particulier sa ville de Drancy lui apportent un vote massif avec 2 192 votants pour son département (dont 1 377 pour Drancy) loin devant les Hauts-de-Seine avec 1 193 voix

 le centriste peut compter sur les 6.195 adhérents de son parti, la FED, la Force européenne démocrate. Il est soutenu par André Santini, Dominique Paillé, François Sauvadet, mais aussi par la sénatrice Valérie Létard, la « petite sœur » de Borloo
 
 
 
 
 
 
 
Vis-à-vis de Sarkozy : Hervé Morin a rompu les liens avec l’ancien président de la République en 2010, quand il a quitté le gouvernement. Depuis, les deux hommes se sont revus une seule fois, jure le Normand, fortuitement, dans un bar de Deauville.
 

Le 18 mai 2007, il est nommé ministre de la Défense dans le gouvernement Fillon.

Dans les câbles révélés par Wikileaks, les diplomates américains de l’ambassade à Paris se félicitent de sa nomination au ministère de la Défense : « Proche de l’ambassade, amical et direct, il assume son affection pour les États-Unis et est parmi les plus atlantistes des députés »10. Cette proximité avec l’ambassade américaine l’amène à conduire le retour de la France dans le commandement intégré de l’OTAN. Ce retour est préparé dès 2007, et constitue sa principale action au ministère.

Réélu député de l’Eure au premier tour le 10 juin 2007 avec 50,05 % des voix, il démissionne aussitôt, étant reconduit le 19 juin 2007 dans le gouvernement Fillon II.

Son installation à l’hôtel de Brienne est difficile, « son manque de tenue, son ton gouailleur, son apparente désinvolture insupportent », irritant les militaires plus habitués au style strict de son prédécesseur, Michèle Alliot-Marie