I) Le réchauffement climatique : la production des énergies éolienne, solaire ou marémotrice est discontinue et tant qu’il n’existera pas de moyen simple de stocker l’énergie électrique, il faudra avoir une capacité de remplacement en secours des énergies nouvelles ; dans l’état actuel de la technique, plus la proportion d’énergie à production discontinue est importante plus il faut faire appel en remplacement à des centrales à  énergie fossile, seules capables de fournir un appoint immédiat, mais elles sont génératrices de gaz à effet de serre.

II) L’emploi industriel en France : le bas prix de l’énergie électrique est l’un des rares atouts de l’industrie française, par ailleurs handicapée par des charges et des réglementations pénalisantes par rapport à ses concurrentes des autres pays développés. Le surcoût de l’électricité produite avec les énergies nouvelles, beaucoup plus chère,  est  reporté sur les utilisateurs par une contribution ajoutée sur la facture d’électricité ; il en résulte une hausse des tarifs de l’électricité qui s’accélérera au fur et à mesure que la proportion d’électricité issue des énergies nouvelles augmentera au détriment de la production classique (nucléaire et hydraulique). Un récent rapport vient de chiffrer à 30% la hausse à venir.

III) Le déficit commercial : les matériels utilisés pour la production d’électricité nucléaire et hydraulique sont majoritairement fabriqués en France alors que ceux utilisés pour la production des énergies nouvelles sont majoritairement importés ; de même les énergies fossiles sont importées.

On objectera que l’Allemagne a décidé de réduire progressivement puis d’abandonner la production d’électricité nucléaire et développe massivement les énergies nouvelles, mais elle le fait de façon économiquement réaliste car :

- elle n’a pas développé comme la France un cycle nucléaire complet du minerai au traitement des déchets et a  moins d’emplois liés au nucléaire que la France, alors qu’elle a une industrie performante dans l’éolien - elle développe en même temps le gaz de schiste qui lui permettra, comme les USA, de maintenir le prix moyen de l’énergie produite grâce à une production nationale d’énergie fossile à coût modéré

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