De façon  générale l’Alliance royale n’est pas exactement un mouvement d’  exilés de l’intérieur,  étrangers à leur temps et  leur mode de gouvernement! Au contraire  nous déployons une stratégie électorale conçue comme une caisse de résonnance pour porter nos idées. Elle nous a  d’ailleurs permis d’obtenir des élus  aux municipales de 2014 et par là même de rompre le sortilège républicain. C’est notre « Yes we can » !

Mais concernant les prochaines élections, notre position prend en compte la question territoriale   qui est un vieux serpent de mer de la république. C’est une question cruciale car elle est au cœur de nos vies, de notre quotidien et nous pensons que toute question relative au découpage devrait faire l’objet d’un consensus d’initiative populaire ou d’un referendum. Sans ce préalable, la république construit sur du sable. Pour preuve:  le dépôt de plus de 2500 recours qui ont été déposés contre les nouvelles configurations des cantons devant la haute juridiction administrative de l’Etat.

D’autant que cette décentralisation est une centralisation à l’envers car la république se signale par son incapacité chronique à décentraliser puisqu’elle est jacobine par nature : il n’y a rien entre l’individu et l’Etat ou son administration ;  alors que nous, royalistes,  concevons une société organique faite de corps intermédiaires . La France n’a aucunement besoin d’une réforme territoriale qui n’aboutit qu’à ériger de petites féodalités aux mains de barons stipendiés. La France est en apnée, elle a besoin d’air, de liberté et non pas de tutelle bureaucratique. La république se déclare « Une et indivisible »: elle oppose la rigidité centralisatrice au pragmatisme capétien qui a toujours respecté les provinces. L’Alliance royale dénonce le fait que les grands partis politiques considèrent les régions comme des enjeux de pouvoir, que Paris y voit une simplification technocratique de l’organisation territoriale, et que Bruxelles souhaite l’alignement des régions sur un modèle commun. Le projet que nous porterons à travers nos candidats sera celui d’une réforme en profondeur qui fera des Conseils régionaux, des assemblées composées d’élus sur une base socio-professionnelle désignés par des collèges pour éviter la dialectique des partis

Ces élections sont une caricature et les résultats attendus! Bien entendu, le FN en voie de normalisation idéologique s’imposera dans une dynamique du rejet. Bien entendu l’abstention sera massive….

 Il peut se trouver qu’une crise grave débouchant sur une paralysie des institutions mette le pouvoir à notre portée. Nous verrons alors que toute cette agitation républicaine n’avait été que du vent. Abstenons-nous d’y contribuer….

raoul