La plupart des partis politiques condamne Pegida en parlant de rassemblements xénophobes à l’exception d’Alternative pour l’Allemagne. Son responsable, Bernd Lucke, considère légitimes la plupart des positions de Pegida et affirme que leurs revendications ne sont pas comprises par les politiciens. De manière similaire, la fraction de ce parti au sein du conseil municipal de Dresde a souhaité la bienvenue aux marches hebdomadaires de Pegida. En parallèle, un mouvement d’opposition à Pegida s’est mis en place organisant des contre-manifestations. Le 22 décembre, alors que 17 500 personnes défilaient pour Pegida dans la capitale de Saxe, ils étaient ainsi 20 000 dans toute l’Allemagne, et notamment 12 000 à Munich, à arpenter les rues contre le racisme et l’exclusion.

La chancelière Angela Merkel a appelé ses compatriotes à ne pas participer aux manifestations contre « l’islamisation de l’Occident », le 31 décembre 2014, dans son allocution de fin d’année14. Ces rassemblements, organisés principalement à Dresde, et copiés sur le modèle de ceux qui ont conduit à la Chute du mur de Berlin, embarrassent le pays depuis plusieurs semaines.

Le ministre de la Justice Heiko Maas (SPD) est l’un des critiques les plus virulents de Pegida qu’il considère être une « honte pour l’Allemagne » et a appelé une coalition de tous les partis contre Pegida

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Les manifestants utilisent le drapeau allemand, le drapeau de la Saxe et drapeau de la Deutsche Burschenschaft.

Le logo de ce mouvement est un bonhomme qui jette une croix gammée nazie, un drapeau communiste, un logo de l’Action antifasciste et un drapeau de l’EI dans une poubelle

Aujourd’hui on trouve, ailleurs en Europe, des groupes qui – à la suite des Identitaires en France – se proclament également « identitaires », tels que Causa identitaria au Portugal, Les Identitaires de Romandie en Suisse et Les Identitaires de Flandre en Belgique).

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En France, la mouvance est composée de différents groupes politiques, soit régionalistes : (Alsace d’abord, Nissa Rebela, la Ligue du Sud…), soit nationaux (Les Identitaires, nom générique sous lequel on regroupe le Bloc identitaire, les Jeunesses identitaires et d’autres associations connexes). Dans la même perspective, on peut mentionner aussi l’association culturelle Terre et Peuple dirigée par Pierre Vial, la Fondation Polémia dirigée par Jean-Yves Le Gallou, le magazine Réfléchir & Agir, et de nombreux blogs.

En Belgique, le Mouvement Nation se réclame de ce courant.

Une autre organisation, la Maison de l’identité, créée en 2002 par Gilles Soulas et d’anciens membres du Mouvement national républicain a, quant à elle, cessé toute activité.

L’agence de presse Novopress.info peut également être intégrée dans ce courant, puisqu’elle a été initiée par Les Identitaires. Elle dispose de nombreux relais dans les régions dites « à forte identité ».

Également, le Groupement de recherche et d’études pour la civilisation européenne (GRECE) se présente aujourd’hui comme « la seule société de pensée de la mouvance identitaire »[réf. nécessaire]. Alain de Benoist, le principal chef de file du GRECE, a en effet déclaré à propos de la notion d’identité que :

« Le mauvais usage qu’on peut en faire discrédite cet usage sans discréditer du même coup la notion, mais la notion elle-même ne saurait faire perdre de vue les mauvais usages qu’on peut en faire. L’identitarisme peut aboutir au meilleur comme au pire, inspirer la xénophobie la plus agressive ou le service du bien commun le plus désintéressé. Il faut défendre l’identité de façon positive et ouverte9. ».

Certains des fondateurs du GRECE aujourd’hui impliqués dans divers projets de la mouvance identitaire, comme Pierre Vial, Guillaume Faye et Jean-Yves Le Gallou, ont quitté le groupement dans les années 1980 et 1990 en raison de désaccords avec ses orientations. Ils ont renforcé ainsi la dispersion et le développement de la mouvance identitaire au sens large.

La librairie Libre-Diffusion s’inscrit dans la mouvance identitaire, en accueillant des ex-théoriciens de la Nouvelle droite comme Guillaume Faye et Pierre Vial, ainsi que des hommes politiques comme Jacques Bompard, pour débattre sur des thématiques identitaires (l’écrivain Henri Vincenot entre autres).

La notion de « sens commun » descend de son ancêtre latin « Sensus communis », présent dans l’Antiquité mais avec une signification différente de celle que nous lui connaissons aujourd’hui.

Aristote1 a d’abord formulé dans le traité de sensu et sensibilibus une réflexion sur la perception (aisthesis), dans le sens de sensibilités communes (koinè aisthesis). Dans la métaphysique de la psychologie, le sens communest une faculté que l’on est obligé de postuler pour rendre compte de la synthèse par notre conscience des sensations issues de nos différents sens. Autrement dit, le sens commun est le sens qui permet la synthèse des données attribuables aux différents organes sensoriels ((réf. Paul Foulquié et Raymon Saint Jean, Dictionnaire de la langue philosophique, PUF, 3° éd.1978, p.664 ; voir aussi André Lalande, Vocabulaire technique et critique de la philosophie, PUF, 13° éd., 1926-1980, p970).Ce « sens commun »se rapporte autant à l’unité du sujet sensitif qu’à celle de l’objet senti; il perçoit en outre les « sensibles communs » et nous donne conscience de la sensation (synesthésie) : ce n’est pas par la vue que l’on voit qu’on voit (Aristote, de Somno, II, 455). Cette notion du « sens commun », pourrait retrouver une confirmation neuroscientifique en la rapprochant des états « on-off » de la conscience gérés par la formation cérébrale connue sous le nom de « claustrum »; cette formation permet par stimulation électrique de donner ou de retirer au sujet la conscience de son environnement et de lui-même.

Cette ligne de pensée sera au centre des débats philosophiques relatifs à la théorie de la connaissance jusqu’à la fin du XVIIIe siècle. Une seconde ligne de pensée philosophique fait du sens commun (sensus communis) une analogie ou une synonymie avec la notion de rationalité commune et d’opinion.

Au Moyen Âge, la redécouverte des textes aristotéliciens et leur ré-interprétation dans le contexte de controverses scolastiques placera le concept de koinè aisthesis au centre de la théorie des facultés. Thomas d’Aquin considère que le sens commun est l’un des quatre sens internes avec l’imagination, l’estimative, et la mémoire2. La question du support physiologique de la faculté psychologique du sens commun se rattachera tantôt au « cœur » tantôt au « cerveau ».

Descartes, héritier de la double tradition aristotélicienne et scolastique, contribuera à disqualifier ce concept (koinè aisthesis) en logeant le sens commun dans la glande pinéale. Au lieu du sens commun, il préférera employer l’expression « bon sens », dès l’ouverture du Discours de la méthode, avec la phrase célèbre : « Le bon sens est la chose du monde la mieux partagée »3.

Plus tard, le sens commun référera aux humanités, à la sensibilité et à la raison. L’individu qui n’est pas doué du sensus communis est fou. Cette définition du sensus communis a beaucoup influencé la philosophie et notamment les philosophes des lumières. Il prendra le parti de l’âme et de l’esprit contre celui du corps et des sens trompeurs. Le dualisme cartésien tendra à connoter d’une valeur péjorative le sens commun, comme source de l’opinion, ennemie des idées claires et distinctes.

Voltaire, dans son dictionnaire philosophique, tend à confondre le sens commun et le bon sens, ce dernier étant défini comme « raison grossière, raison commencée, première notion des choses ordinaires, état mitoyen entre la stupidité et l’esprit »4.

Il faudra attendre le XVIIIe siècle pour que Kant admette en termes explicites et positifs une « idée du sens commun » comme norme idéale dans les jugements de goût. En France apparaît aussi (au XVIIIe siècle) une philosophie du sens commun d’inspiration religieuse et anti-cartésienne avec Claude Buffier, Fénelon et Lamennais.

Destutt de Tracy forge en 1798 le concept d’idéologie pour désigner l’étude scientifique des idées à la suite du sensualisme de Condillac, qui établit le rôle déterminant du langage dans la formation des idées complexes. Pour Destutt de Tracy la diversité de nos dispositions individuelles n’empêche pas que la vérité soit la même pour tous et qu’il y ait une raison générale et un sens commun et universel. Nous sommes toujours d’accord quand nous ne mettons dans une idée que « ce qui est».

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Le Parti des musulmans de France, est un parti politique français, créé en 1997 à Strasbourg, et fondé sur les valeurs et les principes de l’islam, qui sont, selon ses membres, les plus partagés par les musulmans de France.

Il participe à la vie politique locale et, dans une moindre mesure, nationale française.

L’orientation de ce parti tient beaucoup à la personnalité de son fondateur et président, Mohamed Ennacer Latrèche.

Le logo du PMF représente le buste d’une femme, à l’image de la Marianne française, portant un voile islamique aux couleurs du drapeau de la France ; le visage de la Marianne n’est pas représenté1.