«Ne nous laisse pas entrer en tentation»: voici la nouvelle formulation de la sixième demande du «Notre Père», que les catholiques français seront dorénavant invités à utiliser lors des célébrations liturgiques publiques, au lieu de «ne nous soumets pas à la tentation». La nouvelle traduction de la prière de Jésus entrera en vigueur le 3 décembre prochain, premier dimanche de l’Avent qui marque l’entrée dans une nouvelle année liturgique.
Au cours d’une conférence de presse de présentation, mercredi 15 novembre, Mgr Guy de Kerimel, évêque de Grenoble et président de la commission épiscopale pour la liturgie et la pastorale sacramentelle, a expliqué le sens de cette modification, là où l’on demande à Dieu d’être «libérés de la tentation qui conduit au péché et à une forme d’esclavage». La traduction précédente n’était pas erronée d’un point de vue exégétique, tient à préciser Mgr de Kerimel, mais elle risquait d’être «mal comprise par les fidèles ».
Cette modification est une occasion pour les Chrétiens de se réapproprier la prière que Jésus leur a enseignée. C’est pour cette raison que l’épiscopat français a souhaité accompagner ce passage avec un ouvrage collectif, La prière du Notre Père, un regard renouvelé. Cette formulation, qui a déjà été introduite lors de la Pentecôte dans certains pays francophones, comme le Bénin et la Belgique, sera également utilisée dans toutes les célébrations œcuméniques, ainsi que le recommande le Conseil des Eglises chrétiennes en France.

Notre Père qui es aux cieux,
que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne,
que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour.
Pardonne-nous nos offenses,
comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés.
Et ne nous laisse pas entrer en tentation, (Jusqu’au 3 décembre 2017 : « Et ne nous soumets pas à la tentation »)
mais délivre-nous du Mal.

La nouvelle traduction francophone du Notre Père, – « ne nous laisse pas entrer en tentation », au lieu de « ne nous soumets pas à la tentation » –, était en fait actée depuis novembre 2013. Elle avait été décidée dans le cadre d’un chantier plus global, entamé il y a 17 ans par les conférences épiscopales francophones, qui ont travaillé sur une nouvelle traduction intégrale de la bible, pour son usage