MONDE
Avec 2 milliards d’êtres humains supplémentaires d’ici 2050, le défi consistant à fournir à l’ensemble de la population mondiale la nourriture, l’eau, et l’énergie dont elle a besoin s’annonce déjà redoutable. Aujourd’hui, près d’un milliard d’individus souffrent de faim, 768 millions vivent sans eau salubre et propre, et 1,4 milliard sont privés d’accès à une source d’électricité fiable.

Le changement climatique et l’appauvrissement des écosystèmes et des ressources naturelles ne feront qu’amplifier le phénomène. Et même si les plus pauvres de la planète demeurent les plus vulnérables, les enjeux de sécurité alimentaire, hydrique et énergétique nous concernent tous.

Nourriture, eau, sécurité énergétique, et santé des écosystèmes sont intimement liées. Ce que signifie cette interdépendance, c’est que les efforts déployés pour atteindre un résultat donné peuvent facilement en compromettre l’obtention d’autres : à titre d’exemple, les tentatives visant à accroître la productivité agricole risquent de se traduire par une augmentation de la demande d’eau et d’intrants agricoles, et d’impacter par là même la biodiversité et les services écosystémiques.

La manière dont nous satisfaisons nos demandes affecte la santé des écosystèmes, qui influence en retour notre capacité à y répondre. Cela vaut tant pour les communautés rurales les plus pauvres, généralement tributaires de la nature pour leurs moyens de subsistance, que pour les grandes métropoles mondiales, de plus en plus vulnérables aux menaces que représentent les inondations et la pollution occasionnées par la dégradation de l’environnement.

La protection de la nature et l’utilisation responsable de ces ressources conditionnent le développement et le bien-être humain, tout comme l’instauration de nations en bonne santé et résilientes.