Montpellier, deux ans et demi après la mort de Georges Frêche qui tenait la ville depuis 1977, l’ambiance est délétère. Malgré cela , la gauche qui tient Montpellier depuis 30 ans devrait conserver la ville. Avec 30% d’intention de vote au premier tour , la liste du Parti socialiste conduite par Jean-Pierre Moure est donne gagnante au second tour.
Par ailleurs, le candidat dissident socialiste Philippe Saurel arriverait en 3e positions avec 15%  d’intention derrière Jacques Domergue qui lui est donne à 22% d’intention de vote au 1er tour.
C’est l’accord le plus paradoxal mais aussi le plus facile à conclure.
Jacques Domergue, le candidat UMP, s’en est fait le promoteur dès le mois de janvier dernier. C’est, estime-t-il, le seul moyen qui s’offre à la droite d’accéder au pouvoir. Il a même fait tester par l’Ifop un ticket Domergue-Saurel. Un succès en cas d’une triangulaire . Le candidat de l’opposition est prêt à laisser la mairie à Saurel et à se contenter de l’agglomération. Une concession de taille. Anne Brissaud, UDI, numéro 2 de sa liste, encourage cette alliance. Une éventuelle coalition avec le centre gauche ouvrirait la perspective d’un centre renforcé.
Mais un tel pacte droit centre gauche n’irait pas sans déperditions de voix. Pour les colistiers de gauche de Saurel, il aurait un parfum de trahison. En guerre contre un insupportable « système Frêche », des électeurs de droite pourraient trouver saumâtre un attelage reconduisant à l’hôtel de ville celui qui fut l’un des acteurs de premier plan de la gouvernance socialiste.
Joseph Francis et France Jamet sont deux autres candidats qui pourraient compter dans ce premier tour.
avec 8% d’intention de vote , le candidat UDI Joseph Francis ne pourrait pas se maintenir au premier mais ses consignes de vote pourraient influencer le second tour. Du côté du FN, France Jamet pourrait atteindre le second tour avec 10% d’intention de vote.

C.Y