Le 30 juin 2016, la Fondation Prince Albert II de Monaco a fêté ses 10 ans. Depuis sa création, la Fondation a soutenu 370 projets, pour un montant de 36 M d’euros, en s’engageant activement pour la protection de l’environnement et la promotion du développement durable, à l’échelle mondiale. Partant d’une approche concrète, au plus près du terrain, tous ces projets ont fait l’objet d’un processus rigoureux de sélection, sur décision du Conseil d’Administration, après avis du Comité Scientifique et Technique, deux instances degouvernance composées d’experts internationaux.

La réussite de la Fondation repose sur un réseau de plus d’une centaine de partenaires (ONGs, Universités, Fondations, Entreprises) et sur le précieux concours de ses neuf branches étrangères situées en France, en Italie, en Grande-Bretagne, en Suisse, en Allemagne, aux USA, au Canada, à Singapour et, depuis le mois d’avril 2016, l’Espagne.

La Fondation développe ses projets et ses partenariats selon trois objectifs :

– Etablir des partenariats afin de mener à bien des projets et entreprendre des actions concrètes dans ses champs d’actions prioritaires.

– Sensibiliser à la fois les populations et les pouvoirs publics à l’impact des activités humaines sur les milieux naturels et favoriser des comportements plus respectueux de l’environnement.

– Promouvoir et encourager des initiatives remarquables et des solutions innovantes notamment par l’attribution de prix et debourses.

Après 10 ans d’expérience, l’implication de la Fondation, aux côtés de ses partenaires, a notamment permis d’agir pour préserver des espèces en voie de disparition (thon rouge, gypaète, aigle de bonelli, phoque moine…) ; de faire avancer la connaissance scientifiquesur les questions climatiques (Rapport consacré aux océans du GIEC, acidification des océans…) et de préserver et restaurer des écosystèmes fragiles sur terre (lutte contre la déforestation dans le bassin du Congo ou en Indonésie) ; en mer : soutien au développement des AMP (Madagascar, Cambodge et création d’un fonds fiduciaires consacré au développement des aires marines protégées de Méditerranée) et, enfin, de faire avancer les négociations internationales sur l’environnement.

LES PROJETS PHARES : THON ROUGE, PHOQUE MOINE, FORÊT TROPICALE…

« En 10 ans, nous nous sommes démultipliés tant au niveau géographique que thématique », souligne S.E. M. Bernard Fautrier, administrateur délégué de la Fondation.

Concernant le thon rouge, un partenariat a été initié dès 2008 avec le WWF, visant à sa préservation de l’extinction écologique. « Je citerai aussi notre forte implication en faveur du phoque moine, pour créer une AMP dans la région côtière autour de l’Ile de Gyaros », poursuit M. Bernard Fautrier. La Fondation est également engagée depuis plusieurs années dans la protection de l’ibis chauve, avec BirdLife International. Parallèlement, au Cambodge, la Fondation participe à la création de la première zone de gestion des pêches maritimes (MFMA) pour les eaux de l’archipel de Koh Rong. Plusieurs projets de PEW, pour la préservation des mers arctiques canadiennes et de leur biodiversité, riche de belugas et d’ours polaires sont également mis à l’honneur.

Si l’Océan est une préoccupation forte, la Fondation s’investit aussi dans d’autres projets environnementaux. La reforestation est l’un d’eux. Ainsi, la Fondation s’est engagée dans la reforestation de zones dégradées près de points d’eau au Brésil (le projet est en cours actuellement), aux côtés de Sebastiao Salgado, le porteur du projet, célèbre pour ses photos, également co-fondateur de l’ONG Terra Instituto. Plusieurs d’entre elles ont, depuis, été déclarées réserves naturelles par la loi brésilienne.