Anne Bourdu vice-présidence du Parti libéral démocrate

Chers amis,

au conseil municipal d’hier soir, j’ai rendu à Mme le Maire de Colombes mes délégations d’adjoint, mes valeurs et les fondements de mon engagement politique étant incompatibles avec la gestion de cette municipalité.

Vu les messages qui circulent sur les réseaux sociaux, et pour explication, je copie-colle ci-dessous la trame de mon intervention d’hier soir au conseil municipal:

Madame le Maire, Chers Collègues, Mesdames et Messieurs,

Nous partageons tous ici un intérêt pour la démocratie dont le vote a intervenir est un enjeu important ce soir.

Je pense qu il est important que chacun mesure les enjeux de ce retrait de délégation [retrait de délégation d’un conseiller municipal de la majorité : Mohamed Regragui pour « perte de confiance »]

J’ai été convoquée par Mme le Maire, de la même manière que Mohamed Regragui, pour me justifier du contenu de propos privés échangés entre nous et sur le base desquelles Mme le Maire nous a reproché de « fréquenter des socialistes ».

Nous avons demandé à Mme le Maire à plusieurs reprises de produire les documents concernés, ce qu’elle n’a jamais fait, et de nous répondre quant aux suites qu’elle souhaitait donner à ce qui s’est avéré être une violation de correspondance privée. Mohamed Regragui et moi avons saisi le Parquet de ces faits.

Ayant refusé de nous taire et d’accepter cette situation, Mme le Maire a retiré sa délégation à Mohamed Regragui et l’une de mes délégations.

Ainsi, deux élus se sont vus retirer leurs délégations parce qu’en tant qu’élus ils ont demandé au Maire de faire toute la lumière sur la commission d’une infraction pénale présumée et, qu’en tant que victimes de cette infraction consistant en la violation de leur vie privée et de leur correspondance privée, ils n’ont pas accepté l’omerta.

Nous savons désormais qu’au-delà du respect de la loi, au-delà du respect de l éthique, il y a le fait du prince qu’on ne discute pas.

Telle n’est pas ma conception de la démocratie, tel n est pas mon engagement politique, telles ne sont pas mes valeurs.

Ma vie privée est sacrée et je ne laisserai personne la violer sans faire valoir mes droits même si l’auteur de cette violation est une élue de la majorité et que Mme le Maire ne souhaite pas donner suite.

Le management de terreur qui caractérise le fonctionnement de cette majorité dont les colistiers du 1er tour de Mme Goueta ont tous signé une démission en blanc ne laisse froide. Et triste pour le fonctionnement de cette municipalité qui a tant a faire pour cette ville.

Je n’ai pas peur.

Est ce que j ai peur de perdre mes délégations? Avec les propos que je viens de tenir je devrais. Mais la transparence et le respect des droits valent bien plus qu’une fonction et une indemnité.

Alors je vous rends ces délégations Mme le Maire, les délégations d’une élue qui a pris beaucoup de plaisir a travailler avec ses équipes d’agents passionnes et soucieux des intérêts de leur ville comme j’aimerais que tous les politiques le soient. Un de mes collègues ici présent qui a la confiance de Mme le Maire m’a dit : « Tu es bien naïve si tu penses que la morale politique relève de la morale ». Je vous invite à faire le choix de ce que d’aucuns peuvent considérer comme de la naïveté et que je considère être un attachement intangible à des valeurs que tous les élus devraient partager et dont ils devraient se justifier pour mériter la confiance de leurs électeurs.

A.Bourdu

Le Parti libéral démocrate (PLD) est un parti politique français, créé en avril 2008 par Aurélien Véron, d’anciens membres d’Alternative Libérale et de libéraux issus de différents horizons. Si le libéralisme n’est ni de gauche, ni de droite, ce parti se positionne au centre droit sur l’échiquier politique et promeut un programme libéral grand angle : recentrage de l’Etat sur ses missions régaliennes (sécurité, justice, filet de sécurité de base) avec diminution de la dépense publique et de la pression fiscale, restauration de l’initiative individuelle, relance de l’ascenseur social et de la responsabilité individuelle. Le PLD préconise le basculement de l’Etat providence à la société de confiance fondée sur la liberté sans laquelle il n’y a pas de bonheur ni de prospérité possible.