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Il commence à militer au Mouvement des citoyens (MDC) pendant près de deux ans, mais son adhésion à ce parti n’est pas établie. Il vote pour Jean-Pierre Chevènement au premier tour de l’élection présidentielle de 2002. Il explique : « Autant la deuxième gauche m’a inspiré sur le social, autant je considère que son rapport à l’État reste très complexé. Je me suis toujours interrogé sur le rôle de l’État, et c’est pour cette raison que je me tourne, plus jeune, vers Jean-Pierre Chevènement ». À la suite du 21 avril, il considère que l’échec de Lionel Jospin et du Parti socialiste (PS) s’explique notamment par l’incapacité de la gauche à tenir un discours de fermeté sur les questions de sécurité.

Membre du PS à partir de l’âge de 24 ans, il y est actif, c’est-à-dire à jour de cotisation, de 2006 à 2009. Il est proche de l’ancien Premier ministre socialiste Michel Rocard depuis 2002. Il collabore également avec la fondation Jean-Jaurès à partir de 2006.

Il rencontre François Hollande en 2006, par l’intermédiaire de Jean-Pierre Jouyet, et s’engage à ses côtés à partir de 201015. Lors de l’élection présidentielle de 2007, il fait partie du groupe les Gracques, composé d’anciens patrons et de hauts fonctionnaires, qui appelle à une alliance entre Ségolène Royal et François Bayrou. Il essaie ensuite d’obtenir du PS, une investiture aux élections législatives qui suivent en Picardie. Cependant, les socialistes de Picardie refusant de le choisir, il n’est pas candidat. Cet échec, associé à la victoire de Nicolas Sarkozy à l’élection présidentielle de 2007, l’encourage à donner un nouveau tournant à sa carrière. En 2010, il décline la proposition, initiée parAntoine Gosset-Grainville et validée par le palais de l’Élysée, de devenir le directeur de cabinet adjoint du Premier ministre, François Fillon.

Il soutient François Hollande lors de la primaire présidentielle socialiste de 2011 et ce avant même l’affaire du Sofitel, alors que Dominique Strauss-Kahn était en tête des sondages. De juillet à décembre 2011, il anime un cénacle d’experts et d’économistes, le groupe de la Rotonde, composé des économistes Philippe AghionGilbert Cette et Élie Cohen, et qui rapporte tous les 15 jours au candidat.

Une candidature lui est proposée dans sa ville natale d’Amiens lors des élections municipales de 2014 mais il refuse l’offre. C’est en raison de cette absence de mandat électoral que François Hollande écarte l’idée de lui confier le ministère du Budget dans le premier gouvernement de Manuel Valls