Hélène Bravin | “Kadhafi, vie et mort d’un dictateur” (Ed. Bourin)

Les islamistes libyens se préparent aux prochaines élections du Congrès Général National (CGN), le parlement, prévues en juin. Certains d’entre eux espèrent une percée, à commencer par Abdelhakim Bel Haj, ex-djihadiste et ex-responsable du Groupe islamique du Combat en libye (GICL) créé sous Kadhafi pour combattre le régime et imposer la charia.

Bel Haj est venu à Paris, la semaine dernière pour « vendre » sa candidature. Il se déclare démocrate et prétend n’avoir aucune milice. Peut-on vraiment le croire ?

Candidat malheureux aux élections législatives de juillet 2012, son parti El Watan n’a obtenu aucun siège, Abdelhakim Bel Haj compte bien, cette fois-ci, réussir, lors des nouvelles élections du Parlement qui doivent en principe -rien n’est, en effet, encore fixé- se tenir en juin.

Il espère que la population libyenne usée, en proie à l’insécurité, et aux différentes fatwas, est enfin prête à s’en remettre à lui.

A cette fin, cet ex-djihadiste, et ex-responsable du Groupe islamique du Combat en libye (GICL) a trouvé utile de venir à Paris, le 30 avril, dans les locaux de l’IRREMO (l’Institut de recherche et d’études sur la Méditerranée et le Moyen-Orient), grâce à l’association franco-tunisienne, Uni*T, qui doit prochainement traduire un livre de l’islamiste tunisien Rached Ghanouchi, responsable d’Ennadha.

A cette occasion, il tenté de convaincre son auditoire, qu’il était « un démocrate », tout en affirmant, qu’il n’avait « aucune milice », considérant les milices « hors la loi ». Réussira t-il son pari ?

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H.BRAVIN