Plus rien n’arrête Bernard Arnault, ouvertement parti à la conquête de l’Amérique.

Depuis le début de l’année, c’est une croissance sans fin. LVMH a enregistré une hausse de 16% des ventes, Hermès voit également ses ventes augmenter de de 16% et Kering fait même un peu mieux à 17.2%.

Ce qu’on peut dire, c’est que les groupes français du luxe ne ressentent pas la morosité de l’environnement mondial. Ni la guerre commerciale, ni la menace de Brexit, ni la situation politique à Hong Kong ne semblent impacter le luxe. Il y a toujours une forte grâce à l’émergence de la classe moyenne en Chine et à la résilience du tourisme international, qui continue de progresser.

Et même mieux, les groupes français profiteraient de la complexité ambiante pour faire de la croissance externe, racheté des marques. 

Ce serait la plus grosse acquisition après l’acquisition du joaillier Bulgari en 2011 ( $5.2 milliards) et de Christian Dior en 2017 (le solde pour 7 milliards de dollars). Tiffany, c’est la marque de diamants célébrée par Audrey Hepburn dans Diamants sur canapés, une marque connue pour ses bagues de fiançailles et ses boites bleues. 

Pourquoi cette acquisition ? 

Pour mettre un pied ferme en Amérique. Il y a d’abord eu l’inauguration de cette usine Louis Vuitton en grande pompe, où Donald Trump avait offert un accueil privilégié à Bernard Arnault. « You are an artist » lui avait-il dit.

Pour asseoir la puissance de LVMH et encore plus dans la joaillerie. LVMH n’est pas 1er mondial dans la joaillerie haut de gamme. Dans ce segment de la joaillerie, le classement est dominé par le suisse Richemont (Cartier, Van Cleefs & Arpels), Tiffany est deuxième, LVMH est 3ème (Chaumet, Bulgari) et Kering 4ème. (Boucheron, Pomellato).

LVMH, c’est 70 marques vendues dans le monde entier, 150 000 employés dans le monde et 190 milliards d’euros de valeur boursière. Ce sont des marques qui parlent à tout le monde : Dior, Chaumet, Guerlain, Kenzo, Tag Heuer, Veuve Cliquot, Ruinart.

Bernard Arnault a réussi à faire grandir LVMH parce qu’il a toujours su miser sur deux éléments : l’image de marque et la qualité. L’image lui permet de pratiquer des prix élevés et donc d’avoir des marges conséquentes. Ensuite, la qualité d’un artisanat en général local, dont beaucoup d’ateliers sont restés en France. 

Xavier-benoist S