Conseillère départementale En Marche – ex-UDI de Touraine, la jeune Mounia Haddad a été retrouvée jeudi 19 juillet par la police, séquestrée dans une chambre du domicile de ses parents, situé à Saint-Pierre des Corps, selon les informations du journal local Centre Presse. Depuis plusieurs mois, Mounia Haddad subissait les pressions et les violences de son entourage proche, notamment de son père et de deux de ses oncles. Son tort ? Vouloir épouser et aimer un petit-fils de harkis, véritable déshonneur aux yeux de sa famille, pourtant confortablement installée en France, où ils se sont si bien implantés qu’une des leurs est désormais une élue de la République. En réponse à « l’outrage », ces hommes brutaux originaires de Kabylie en Algérie, renforcés par le frère de madame Haddad, ont essayé de marier de force cette dernière à un homme dont ils jugeaient le profil plus convenable. La police a été alertée de l’enlèvement et de la séquestration de cette dernière par sa famille et a pu la libérer, peu avant qu’une bagarre n’éclate entre des proches de ces Roméo et Juliette des temps modernes.

Voir une telle situation dans la France de 2018 ne peut qu’heurter, que choquer les Français attachés aux valeurs de la République et aux éléments les plus essentiels de notre nation. Comment est-il possible que des personnes vivant en France puissent haïr à ce point les harkis qui l’aiment tant et se sont battus, parfois jusqu’à la mort, pour elle ? Le ministère de l’Intérieur doit prendre la mesure du problème des mariages forcés chez une partie des personnes originaires de certaines cultures, où les femmes sont souvent contraintes à épouser un homme qu’elles n’aiment pas. Au moment où un rapport gouvernemental, intitulé « Aux harkis, la France reconnaissante », doit être rendu public, il semble aussi grand temps de lutter énergiquement contre l’harkiphobie que propagent les héritiers du FLN, de tous âges, qui vivent pourtant le plus tranquillement du monde sur notre territoire.

Louis Aliot, Député RN des Pyrénées-Orientales