Le général Khalifa Aboulkasim Haftar, qui a organisé une offensive sur Benghazi, capitale de l’est de la Libye, contre les islamistes et les djihadistes, n’est pas un nouveau venu sur la scène libyenne.

Le général Khalifa Aboulkasim Haftar, qui a organisé une offensive sur Benghazi, capitale de l’est de la Libye, contre les islamistes et les djihadistes, n’est pas un nouveau venu sur la scène libyenne.

Il est d’abord un militaire de carrière. Sous le roi Idriss Ier, il a été chef de l’Académie militaire d’artillerie à Al Marj. Puis a participé au coup d’Etat avec Mouammar Kadhafi en 1969.

Il fait partie de l’expédition libyenne au Tchad, dans les années 80, mais il est fait prisonnier. Et, en raison d’un conflit avec Kadhafi qui ne le reconnaît plus comme officier de l’armée libyenne, il s’exile aux Etats-Unis après sa libération des geôles du président tchadien d’alors, Hissène Habré.

Puis, il séjourne au Caire, participe à la révolte de février 2011, et, après la victoire des forces soutenues par l’Otan, il est promu chef d’état-major de l’armée de terre libyenne.

Adversaire farouche des islamistes

Il part ensuite à la retraite, durant laquelle il fait une annonce fracassante mais qui aura peu d’écho : il annonce la destitution du Parlement et du gouvernement. Mais rien ne se passe. Il est mal organisé. On sait juste alors qu’il veut le pouvoir et combattre les islamistes, dont, il est depuis longtemps, un adversaire déclaré et farouche.

Après l’échec de sa tentative de coup d’Etat, il a tout de même réussi à rallier des chefs de tribus de l’Est. Et il a établi son QG à Al Marj, la ville de sa jeunesse.

Depuis que ses troupes sont entrées à Benghazi pour chasser les islamistes et les djihadistes, il a réussi à rallier deux bases aériennes, celles de Benghazi (Bnina) et celle de Tobrouk, donc des militaires.

Par ailleurs, les milices de Zentan ont annoncé leur ralliement à ce général. Haftar et ces milices ont un intérêt en commun : « éradiquer » les islamistes et les djihadistes.

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H.Bravin