Emmanuel Macron avait promis de faire revenir l’état de droit dans la Zad de Notre-Dame-des-Landes. Une semaine plus tard, la situation s’est, au contraire, aggravée.

Dès le premier jour de l’opération, la grosse boulette. Et, du même coup, la renaissance d’un bourbier incommensurable. Les zadistes de la ferme des 100-Noms, « très modérés et prêts à se mettre dans les clous de la légalité » selon de multiples sources, sont expulsés. Leur bergerie et leurs cabanes démolies.

Anecdotique ? Non, le lieu est trop emblématique pour nombre de militants écolos et opposants historiques. Une trahison, crie la délégation, composée notamment de zadistes, qui négocie depuis des semaines, des projets d’installations agricoles alternatifs avec la préfète. La révolte gronde. La pluie de grenades de toutes sortes n’arrange rien.

Promesse tenue

Qu’importe pour le président de la république et le gouvernement. Les images, qui tournent en boucle sur les chaînes télévisées, envoient le message tant souhaité. Celui du retour à l’état de droit dans la Zad. Enfin ! La promesse jupitérienne est tenue.

La preuve que, lui, Emmanuel Macron, ne s’est pas cassé les dents sur la Zad, contrairement à son prédécesseur, qui avait lancé une opération d’évacuation en 2012. En deux temps trois mouvements, la Zad est – presque- revenu un espace agricole totalement apaisé. En provoquant certes de multiples blessés de part et d’autre. Mais sans aucun mort. La bataille médiatique est gagnée.

Il reste 68 squats illégaux

Le mouvement, divisé ces dernières semaines, se ressoude illico presto. Modérés et anarchistes refont front commun. Les militants écolos, en sommeil depuis l’abandon du projet, rappliquent dans la zone. Dans le même temps, les 250 zadistes, qui restent dans la zone, sont rejoints par cinq cents autres, au bas mot. Dont plusieurs centaines d’activistes. Prêts à ferrailler durement face aux gendarmes mobiles, voyant dans une blessure une « médaille de guerre ».

La tension monte. Les affrontements se font plus violents. En particulier mercredi. À tel point qu’Emmanuel Macron décide de stopper les expulsions et les évacuations.

Une semaine d’opération pour quel résultat ? Si vingt-neuf squats ont été détruits, il en reste près de 70. Tout aussi illégaux. Le rapport de confiance entre l’État et la délégation chargée de négocier l’avenir de la Zad est aussi bien entamé. Face à la pression, la préfète a finalement proposé à ceux qui désirent créer un projet agricole un formulaire simplifié, bien moins complexe que le précédent. Et a repoussé la date butoir au 23 avril.
Au bout du compte, après plus 4 000 grenades tirées, la situation ne s’est non seulement pas arrangée d’un iota. Mais, au contraire, s’est aggravée par rapport à lundi matin, début de l’opération. Il faudra du temps, beaucoup de temps, pour faire revenir l’état de droit dans la Zad.

Dès ce dimanche, une nouvelle manifestation

L’appel a été lancé par les zadistes et relayé par des mouvements anti-aéroport, écologistes, de gauche… Il s’agit de venir, ce dimanche midi, « défendre ce qui s’est construit ici en termes d’habitats, de vie collective, de soin apporté à la biodiversité de la zone », « L’objectif est que ce rassemblement soit large et pacifique, dit une porte-parole de la Zad. Il ne faut pas que les gens se laissent impressionner par le dispositif militaire. C’est le droit de manifester qui est en jeu. »

La biodiversité de la zone ? en fait une décharge monstre écolo…. plastique, carcasse d’auto, etc…..
Retraité stigmatisé! Le P’ov Gégé….

J’appartiens à une génération pour laquelle le maximum légal hebdomadaire de travail était de 48 heures pour les salariés. Les cadres étaient taillables et corvéables à merci. Chargé de mission nécessitant de nombreux déplacements, mes temps de labeur oscillaient souvent entre 60 et 70 heures. J’ai, certes, bien gagné ma vie. Étant davantage fourmi que cigale, j’ai même pu économiser pour mes vieux jours.

Dans ces conditions, je tiens à exprimer publiquement mon vif mécontentement pour la baisse sensible de mon pouvoir d’achat. Il sera non seulement affecté par l’accroissement de la CSG, mais également par l’augmentation du prix des carburants. J’habite en pleine campagne, loin des commerces, ce qui m’oblige à utiliser souvent ma voiture. Il est inacceptable que la ruralité soit ignorée par nos gouvernants aux comportements très parisiens.

Par ail-leurs, comme beaucoup de retraités, je suis solidaire de ma progéniture. Je comprends très mal que la spoliation subie puisse alimenter une immigration souvent stérile et un assistanat Français “compassionnel” qui n’a contribué en rien ni à notre bien-être ni à notre civilisation. Si rien n’est fait pour remédier à la paupérisation, nous, les retraités, serons nombreux à voter tout sauf Macron aux prochaines élections, à commencer par les européennes. G G