Chers amis,

Alors que nous nous réunissons en famille ou entre amis cette fin de semaine, nous avons l’occasion de réfléchir à ce qui nous tient vraiment à coeur.

Passer du temps ensemble. Partager nos histoires et anecdotes. Mettre de côté nos différends et trouver des moyens créatifs de nous apprécier les uns les autres.

C’est cela qui compte, non seulement le jour de l’Action de grâce, mais aussi au quotidien.

En tant qu’époux et père, le bonheur que me procure ma famille – Sophie, Xavier, Ella-Grace et Hadrien – est avec moi à tout moment.

Pourtant, cette année, après dix semaines de campagne très chargées, de rencontres avec vous dans vos communautés – de St. John’s à Iqaluit, en passant par Surrey –, je peux affirmer que vos préoccupations ne me quittent pas non plus.

Je me soucie des familles qui peinent à payer leurs factures tous les mois, des étudiants qui doivent rembourser une dette énorme tout juste après avoir obtenu leur diplôme et des aînés qui ne savent pas s’ils pourront prendre leur retraite dans la dignité.

D’un bout à l’autre du pays, de nombreuses personnes  m’ont fait part de leur quête désespérée pour que les choses changent.

Au fil de toutes nos conversations, une chose m’est apparue très claire : nous ne pouvons nous permettre de vivre encore dix années semblables aux dix dernières. Une décennie pendant laquelle la classe moyenne a été mise à rude épreuve et où les gens qui aspiraient à joindre la classe moyenne ont été éloignés de leur but.

Malgré tout, lors de mes voyages partout au pays, j’ai aussi vu un immense espoir. Ceux qui prétendent que les Canadiennes et Canadiens ne se soucient pas de leur gouvernement, ou qu’ils sont gagnés par le cynisme face à la politique, ont tort.

Sur la route de la campagne, chaque jour je rencontre des gens comme vous qui défendent  les valeurs qui leur tiennent à coeur.

Un avenir meilleur et plus sûr pour vous et vos enfants.

La possibilité d’à nouveau faire confiance au gouvernement et de savoir que ce respect est mutuel.

J’ai été témoin de vos efforts collectifs visant à rejeter la politique de la peur et l’apologie de la haine. Vous savez qu’elles n’ont pas leur place ici. Pas au Canada.

Pendant dix longues années, malgré nos tentatives, nous avons vu la vision de notre pays devenir plus étroite, moins généreuse et moins familière.

Nous avons vu d’autres partis politiques privilégier  leurs propres intérêts au détriment  des vôtres.

Il est temps que cela change.

La semaine prochaine, nous aurons l’occasion de changer ensemble le Canada.

Nous pourrons de nouveau investir dans nos communautés pour faire bouger nos villes et relancer notre économie.

Nous aiderons  les générations à venir tout comme  l’ont fait nos parents et grands-parents avant nous. Et nos enfants nous en seront reconnaissants.

Nous pourrons surtout reprendre ce pays des mains de ceux qui croient qu’il leur appartient depuis beaucoup trop longtemps pour le rendre aux Canadiennes et aux Canadiens.

Il n’est pas trop tard pour bâtir un  pays où il fait bon vivre – un pays dont  nous sommes  fiers et où nous nous sentons bien. En tant que Canadiens, nous savons qu’il est toujours possible de faire mieux.

Je tiens à remercier celles et ceux qui m’ont accueilli dans leur foyer et leur communauté au cours  des dix dernières semaines. J’ose espérer que nous aurons l’occasion de nous revoir dans un proche avenir.

Cette fin de semaine, rendons grâce pour tout ce que nous avons partagé ensemble.

Puissions-nous ne jamais tenir pour acquis les bienfaits que la vie nous apporte  et ne jamais perdre de vue que nous pouvons toujours nous améliorer.

Merci,

Justin Trudeau
Chef du Parti libéral du Canada