L’un de nos lecteurs nous a écrit pour nous dire que nous sommes « cynique » et « anti-américain ». Aujourd’hui, nous tenons à défendre notre réputation… si tant est que nous en ayons une.

Cynique ?

Mais non… Il nous faudrait une bonne dose de pensée positive et d’optimisme naïf pour être cynique.

Selon l’Oxford English Dictionary, les gens cyniques sont « soupçonneux » et « sceptiques ».

Nous avons dépassé ce stade. Nous sommes assez certain que le système est truqué… et pourri.

Les élections ne sont qu’une démonstration de tromperie solennelle. Et la gestion de l’économie par la Fed est un mélange de folie et d’escroquerie.

Nous n’avons guère de doute sur le sujet. C’est comme ça.

Quant à être « anti-américain », notre accusateur doit clarifier ses allégations.

Parle-t-il du Deep State ?

De l’empire ?

Ou des 50 états ?

De la langue ? De la culture ? Le la télé-réalité… des Kardashian… des courses d’Indianapolis… du geyser Old Faithful et du vaste Mississippi ?

Personne ne peut être anti-américain ; l’Amérique est trop de choses pour trop de gens.

En revanche, s’il parle des autorités qui contrôlent la moitié de la production nationale… mettent le pays dans l’impasse avec des programmes sans queue ni tête… et jouent les durs dans le reste du monde pour tenter de justifier leur budget de défense à 1 000 milliards de dollars par an…

… S’il parle d’Hillary, de Bernie, de Donald, des Bush et compagnie… des 535 membres du Congrès US… et des 2 783 000 zombies touchant de l’argent du gouvernement…

… S’il parle des comploteurs qui injectent du crédit factice… étouffent l’épargne réelle… sabotent la création de richesse… et font passer des milliards de dollars des gens qui les ont gagnés vers les compères privilégiés par l’establishment

S’il parle de cette Amérique, il a raison. Nous sommes contre. Nous plaidons coupable. Et nous ne sommes pas seul. Visiblement, la moitié du pays est « anti-américaine ».

L’échec des taux négatifs

Les actions ont pris un petit temps de repos. A première vue, les choses ne vont pas si mal. Le pétrole brut US est repassé au-dessus des 40 $ le baril. Les valeurs US sont de nouveau dans le vert sur l’année.

Mais la Chine s’est lancée dans une frénésie de dette qui ne peut que finir en catastrophe. Les revenus des entreprises américaines chutent ; désormais, seuls l’emprunt et les rachats d’actions maintiennent les cours.

Dans le secteur du fracking, les entreprises fonctionnent encore à perte. Pour les dettes étudiantes et automobiles, les défauts se multiplient. Le commerce mondial — tel que mesuré par les indices de fret — coule.

Et le Japon — qui mène la danse dans cette course vers le bas — est en train de prouver que les taux négatifs ont l’effet opposé à celui voulu par les empêcheurs de tourner en rond.

Les politiques de taux négatifs sont censées stimuler les prêts et les dépenses.

Au Japon, elles n’ont fait ni l’un ni l’autre — le yen se renforce à mesure que l’économie s’affaiblit.

Les taux négatifs ont toujours été une politique « expérimentale ».

Les banques centrales en Suède, au Danemark, en Suisse, dans la Zone euro et au Japon ont toutes poussé leurs taux directeurs en territoire négatif. Tout ce qu’on a appris pour l’instant (à part le fait que ça ne fonctionne pas), c’est que les ventes de coffre-fort augmentent… les gens retirant leur cash pour le conserver chez eux.

Les taux négatifs sont en fait une taxe sur l’épargne. Vous payez pour épargner au lieu de l’inverse. Les gens stockant du cash s’inquiètent-ils de devoir payer cette « taxe » sur leurs dépôts bancaires… ou bien anticipent-ils une crise encore plus grave ? Nous verrons bien…

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